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Bulletin Quotidien Europe N° 11388
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

L'Eurogroupe serein à l'approche des élections

Luxembourg/Bruxelles, 14/09/2015 (Agence Europe) - Les membres de la zone euro ne semblent pas s'inquiéter de la tenue des élections anticipées en Grèce, dimanche 20 septembre.

D'une part, les derniers votes au parlement national ont révélé l'existence d'un large soutien aux réformes inscrites dans le 3ème plan d'aide grec et, d'autre part, le travail suit son cours de façon satisfaisante avec le gouvernement intérimaire, estime l'Eurogroupe, qui a toutefois précisé qu'il y aurait peu de marge pour une renégociation du programme, samedi 12 septembre à l'issue de sa réunion à Luxembourg.

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a précisé des propos tenus la veille. Dans le contexte de la 1ère mission de suivi du 3ème plan grec attendue pour octobre, certaines réformes ont été spécifiées en détail tandis que, pour d'autres, un peu d'espace pour discuter existe à condition de respecter les objectifs du programme, a-t-il expliqué. Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a abondé dans ce sens. Selon lui, il n'est pas nécessaire de renégocier compte tenu du large soutien au programme exprimé au sein du Parlement grec.

Le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a expliqué que certaines mesures devraient être prises en octobre pour permettre un versement d'une tranche d'aide d'un à deux milliards d'euros en fonction des besoins.

C'est aussi à l'issue de la 1ère mission de suivi que la BCE pourra décider si elle accepte à nouveau la dette grecque en collatéral, si le gouvernement respecte bien les termes du plan d'aide (EUROPE 11361).

Recapitalisation bancaire. Quant aux besoins financiers des banques, le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a expliqué que plus de clarté serait faite fin octobre en la matière, lorsqu'en principe seront connus les résultats de l'examen de santé des quatre banques systémiques grecques qu'effectue le Mécanisme de supervision unique au sein de la BCE.

Conformément aux termes du 3ème plan d'aide à Athènes, dix milliards d'euros attendent déjà sur un compte spécial et peuvent être décaissés rapidement (après l'examen des services de la concurrence de la Commission) et 15 autres milliards sont en principe disponibles après la 1ère mission de suivi.

M. Dijsselbloem a insisté sur l'urgence de la recapitalisation bancaire en Grèce en raison de sa corrélation avec la reprise économique. Il a rappelé que les créanciers 'seniors' seraient mis à contribution. Selon un diplomate, les banques grecques ne seraient toutefois plus beaucoup exposées à de la dette 'senior'.

FMI. La 1ère mission de suivi donnera enfin plus de clarté sur la participation du FMI. Selon une source de l'eurozone, sur le plan financier, le FMI ne devrait pas s'engager à contribuer à plus de 16 milliards d'euros, soit le montant de l'enveloppe qui restait dans le second programme.

Quant à la question de la dette grecque, si sa viabilité devrait bien être analysée à la lumière du service de la dette, le ratio dette/PIB ne devrait pas être tout à fait écarté. Une dette colossale effraie les investisseurs, a continuellement dit le FMI, ces dernières années. Cet argument devrait être pris en compte, selon le même diplomate. (Elodie Lamer)

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