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Bulletin Quotidien Europe N° 11379
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

L'UE attend des négociateurs à Bonn des compromis et des options claires

Bruxelles, 01/09/2015 (Agence Europe) - Des négociations climatiques qui ont repris à Bonn (31 août-4 septembre), l'UE attend des progrès décisifs pour traduire l'élan politique en faveur de la conclusion, en décembre, d'un accord mondial, juridiquement contraignant, équitable et ambitieux, applicable à tous et compatible avec l'objectif de maintenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 degrés Celsius.

Il s'agit de l'avant-dernière session de négociation technique préparatoire à la conférence climatique de Paris (COP 21, 30 novembre-11 décembre) et le projet d'accord sur la table fait encore 88 pages. « Le temps est venu de faire des compromis et de construire des ponts. Il sera également essentiel d'identifier des options claires pour des orientations ministérielles s'agissant des questions sur lesquelles un accord ne peut pas être obtenu au niveau des négociateurs. Dans les jours qui viennent, nous devons faire des progrès sur la substance », souligne la Présidence luxembourgeoise du Conseil de l'UE dans une déclaration publiée le 31 août.

Par progrès de substance, l'UE entend le relèvement du niveau d'ambition des objectifs et du financement jusqu'à 2020 et des avancées sur les points suivants: - comment l'accord de Paris conduira à la transparence et à la responsabilité des parties concernant leurs engagements d'atténuation, en d'autres termes, comment garantir un processus qui soit régulièrement revisité pour permettre, si nécessaire, d'accroître l'ambition sur la durée afin d'atteindre collectivement un objectif à long terme convenu entre les parties ; -comment garantir le dynamisme de l'accord à travers tous les éléments qui en sont constitutifs ; - comment garantir que l'accord de Paris contribuera à atteindre un développement durable résilient au changement climatique ; - comment le régime climatique mondial post-2020 permettra de soutenir les pays qui en auront besoin.

Le financement des 100 milliards de dollars par an à compter de 2020 en faveur des pays en développement est crucial pour la réussite de la conférence de Paris. Pour l'heure, le Japon (7,266 milliards de $) et l'Allemagne (3,991 milliards $) après la Banque mondiale (4,974 milliards) sont les plus grands pourvoyeurs d'aide à ces pays pour soutenir leurs efforts d'adaptation et d'atténuation. Mais, à trois mois de cette échéance, le financement de la COP 21 elle-même est en panne. « J'ai le regret de vous informer que nous avons actuellement un déficit de 1,2 million d'euros juste pour couvrir les sessions prévues à l'ordre du jour », a averti Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à l'ouverture de la session.

L'ultime session de négociation pré-COP 21 au niveau des experts aura lieu à Bonn du 19 au 23 octobre, après le sommet des chefs d'État ou de gouvernement convié à New York le 27 septembre par Ban Ki-moon en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.

Un Sommet des chefs d'État ou de gouvernement donnera le coup d'envoi de la COP 21. « On va faire venir les chefs d'État ou de gouvernement qui le souhaitent au tout début de la conférence, le 30 novembre, pour qu'ils donnent une impulsion politique », a confirmé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le 30 août lors d'un entretien à EUROPE 1, précisant ainsi l'annonce faite par le président français, François Hollande (EUROPE 11375). (Aminata Niang)

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