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Bulletin Quotidien Europe N° 11379
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

David Cameron invité au PE pour parler du 'Brexit'

Bruxelles, 01/09/2015 (Agence Europe) - Le chef du groupe libéral au Parlement européen (ADLE), le Belge Guy Verhofstadt, a demandé au président de l'institution, Martin Schulz, de convier le Premier ministre britannique, David Cameron, à un débat avec les eurodéputés sur les demandes de Londres en matière de réforme de l'UE, a-t-il fait savoir mardi 1er septembre dans un communiqué de presse.

La conférence des présidents des groupes politiques du PE devrait discuter de cette requête jeudi 3 septembre. M. Verhofstadt estime dans sa demande que « la résolution du problème britannique au sujet des traités et le danger d'un 'Brexit' sont toujours significatifs. Pourtant, un débat public et transparent n'est organisé nulle part ».

« Quelles sont les véritables demandes mises en avant par M. Cameron? C'est une question qui ne concerne pas seulement les citoyens britanniques qui devront voter lors du référendum à venir, mais une question qui concerne l'établissement d'une nouvelle relation entre l'Union et un de ses membres. Cela concerne tous les citoyens européens », a ajouté M. Verhofstadt dans sa requête.

Pour le libéral belge, M. Cameron ayant souvent critiqué dans le passé le déficit démocratique de l'UE, « il serait vraiment étrange de refuser une opportunité de discuter ouvertement de ses propositions ». Selon Guy Verhofstadt, les toutes dernières propositions britanniques en matière de libre circulation (EUROPE 11378) « auraient un impact dramatique sur tous les citoyens européens, y compris les deux millions de Britanniques vivant ailleurs dans l'UE ». Le libéral rappelle que toutes les demandes faites par M. Cameron devront « être bonnes pour tous les États membres et être acceptées par le Parlement, donc il serait utile de les entendre directement de lui en personne ».

Mardi 1er septembre est entrée officiellement en fonction la task force créée par la Commission européenne pour traiter de la question de la sortie du Royaume-Uni de l'UE et pilotée par Jonathan Faull. Pour sa part, le gouvernement britannique a suivi le 1er septembre la recommandation de la commission électorale au sujet de la question qui serait posée aux votants britanniques lors du référendum. La commission a jugé que la question impliquant un 'oui' ou un 'non' au fait de savoir si « le pays doit rester un membre de l'UE » était biaisée et insuffisamment claire. Elle a préconisé, au contraire, cette question: le pays doit-il rester un membre de l'UE ou bien la quitter ? Les électeurs auraient le choix entre « rester » et « quitter ». Le gouvernement a donné son accord à cette dernière formulation, ont rapporté les médias britanniques. (Solenn Paulic)

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