Bruxelles, 20/07/2015 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères européens ont salué, lundi 20 juillet, les progrès de Kaboul dans la mise en oeuvre de l'Accord de coopération pour le partenariat et le développement, paraphé le 2 juillet (EUROPE 11350).
Cet accord identifie les grands domaines de coopération et fournit un cadre pour l'engagement à long terme de l'UE avec l'Afghanistan.
Dans ses conclusions, le Conseil approuve aussi le premier rapport annuel de la stratégie de l'UE sur l'Afghanistan pour 2014-2016 (EUROPE 11107), réaffirmant son engagement continu à l'objectif de la stratégie. Cette stratégie a pour ambition de développer les institutions afghanes « pour fournir la résilience nécessaire pour préserver les progrès réalisés et la plate-forme pour un État afghan plus efficace et finalement durable ».
Les ministres considèrent qu'il est « maintenant urgent » que le gouvernement d'unité nationale prenne des mesures « immédiates et concrètes » pour respecter les engagements de réforme pris, concernant par exemple la réforme électorale, la lutte contre la corruption et les menaces liées à la drogue et au crime organisé, la relance de la croissance économique, le fonctionnement du système de justice ou encore le respect des droits de l'homme et de l'État de droit..
Tous les pays de la région doivent soutenir un règlement inclusif en Afghanistan qui évite la violence, souligne le Conseil qui condamne les actions menées par des groupes d'insurgés contre les civils, les institutions démocratiques et la société civile.
Face à l'augmentation des flux migratoires en provenance d'Afghanistan, le Conseil encourage le gouvernement à prendre des mesures et invite la Commission, en étroite coopération avec la Haute Représentante, à examiner la possibilité d'engager un dialogue approfondi sur les questions de migration.
La Commission est aussi invitée à examiner la possibilité de rendre des financements de la Banque européenne d'investissement en Afghanistan admissibles en vertu d'une garantie de l'UE « en particulier dans le but de contribuer à la prospérité régionale et à la connectivité, compte tenu de l'amélioration des perspectives pour la coopération régionale ». (Camille-Cerise Gessant)