Bruxelles, 20/07/2015 (Agence Europe) - Le Conseil 'Affaires étrangères' a décidé, lundi 20 juillet, de renforcer l'action de l'UE pour trouver une solution au conflit au Proche-Orient, en travaillant sur une nouvelle approche multilatérale.
« L'UE (…) va plancher activement sur une approche multilatérale renouvelée pour le processus de paix en consultation avec toutes les parties prenantes, y compris les partenaires du Quartet, notamment aux États-Unis, dans la région et au Conseil de sécurité des Nations Unies », expliquent les ministres de l'UE dans leurs conclusions. Pour eux, la création d'un groupe de soutien international est une voie possible.
La France avait proposé en juin un tel groupe, mais sa proposition avait reçu un accueil assez froid dans la région. Le Conseil demande donc à la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, d'« explorer des options pour la mise en œuvre de cette initiative avec les acteurs régionaux et internationaux » et de faire rapport début septembre. Les ministres se retrouveront en session informelle les 4 et 5 septembre à Luxembourg.
Le Conseil souligne aussi qu'une « priorité immédiate » est de s'occuper de la « grave situation » dans la bande de Gaza. « À la lumière des besoins urgents de la population de Gaza, tous les engagements de la communauté internationale devraient être honorés », expliquent-ils, y compris concernant l'UNRWA. Tout en saluant les récentes mesures prises par Israël pour assouplir les restrictions à Gaza, le Conseil explique que d'autres mesures sont nécessaires pour permettre que l'aide humanitaire soit acheminée, la reconstruction entreprise et la reprise économique stimulée.
« La réconciliation intra-palestinienne est un élément important pour atteindre la solution à deux États », rappelle par ailleurs le Conseil, qui appelle les Palestiniens à faire de la réconciliation et du retour de l'Autorité palestinienne à Gaza une priorité absolue. Pour l'UE, des actions telles que l'assouplissement des restrictions doivent faire partie d'un changement fondamental de la politique d'Israël à l'égard des territoires occupés palestiniens. Les ministres demandent à Israël de faciliter la reconstruction de l'État palestinien et le développement social et économique dans la 'zone C' et de mettre un terme aux plans pour le transfert forcé de populations et à la démolition de logements et de l'infrastructure palestinienne dans les communautés de Susya et d'Abu Nwar. Et de réitérer leur opposition au processus de colonisation territoriale. (Camille-Cerise Gessant)