Bruxelles, 10/07/2015 (Agence Europe) - L'UE a salué, vendredi 10 juillet, la trêve humanitaire d'une semaine décrétée au Yémen à compter du même jour, malgré la persistance de combats sur le terrain.
Dans une déclaration conjointe, la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, et le commissaire à l'Aide humanitaire et à la Gestion des crises, Christos Stylianides, ont affirmé que cette trêve, qui doit durer jusqu'à la fin du ramadan, le 17 juillet, « répond au besoin urgent de permettre à l'aide humanitaire et aux organisations d'atteindre sans restrictions les Yéménites qui ont en besoin ». C'est d'autant plus « opportun » que l'ONU vient de placer le Yémen « à son plus haut niveau de l'urgence humanitaire », à cause d'« une crise alimentaire majeure qui se profile pour 80% des Yéménites », ont-ils rappelé.
Dans une résolution adoptée jeudi 9 juillet à Strasbourg, le Parlement européen avait appelé à une telle trêve, en demandant en même temps à l'UE et ses États membres d'oeuvrer au sein des Nations Unies pour que soit garanti l'approvisionnement du pays en eau potable. Ce serait essentiel pour ouvrir la voie à un potentiel processus de paix et offrir au peuple une perspective en lui permettant d'améliorer l'agriculture, de se nourrir et de reconstruire son pays, ont souligné les députés. Le Parlement a condamné, en particulier, le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats dont il est fait état.
Selon l'agence Reuters, les combats et les bombardements aériens se sont poursuivis dans la journée de vendredi, malgré la trêve. Les rebelles chiites houthis ont ainsi bombardé des quartiers résidentiels d'Aden et ont continué à progresser dans le désert d'Hadramaout. De son côté, la coalition arabe, conduite par l'Arabie saoudite, a mené des raids aériens sur la capitale, Sanaa. (Jan Kordys et Aminata Niang)