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Bulletin Quotidien Europe N° 11334
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) venezuela

M. Tusk attend de Caracas un effort de dialogue

Bruxelles, 12/06/2015 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé le gouvernement vénézuélien, vendredi 12 juin, au lendemain du sommet UE/Amérique latine et Caraïbes, à « créer un climat de dialogue » avec tous les partis politiques et la société civile au Venezuela.

« La situation au Venezuela a été un sujet important de discussions (lors du sommet). Nous avons appelé le gouvernement à travailler avec tous les partis politiques et la société civile. Nous avons salué les initiatives des partenaires régionaux tels que l'Union des nations sud-américaines (Unasur). Mais, comme d'habitude en Europe, l'important, ce sont les élections qui doivent être tenues dans les règles. Nous suivons les choses de près et sommes engagés avec toutes les parties. Nous avons offert notre soutien si nécessaire. En fin de compte, c'est au gouvernement de créer un climat de dialogue. Seul le dialogue permettra de traiter les préoccupations légitimes du peuple vénézuélien », a commenté M. Tusk après le sommet UE/Mexique (voir autre nouvelle).

M. Tusk s'est aussi dit « pas très satisfait, à titre personnel », des termes de la déclaration finale du sommet UE/Amérique latine et les Caraïbes adoptée jeudi (EUROPE 11333). « Elle est le fruit d'un compromis entre 61 pays de l'UE et d'Amérique latine et Caraïbes. Elle constitue un message commun. Mais il est évidemment clair qu'il n'y a pas de compromis sur les droits de l'homme », a insisté le président du Conseil européen.

Dans leur déclaration conjointe, dirigeants européens et latino-américains se sont montrés prudents sur la situation au Venezuela, réitérant seulement « [leur] rejet de toute mesure à caractère unilatéral ayant des effets extraterritoriaux et contraires au droit international » et plaidant « pour un règlement pacifique des conflits ». Une manière indirecte de critiquer les sanctions américaines prises à l'encontre de responsables vénézuéliens qui auraient joué un rôle dans la répression de manifestations ayant eu lieu en 2014.

« Nous rejetons l'argument absurde selon lequel le Venezuela constituerait une menace imminente pour les États-Unis », avait déclaré le président équatorien et président en exercice de la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAL), Rafael Correa, à l'issue du sommet, condamnant l'immixtion américaine « dans les affaires intérieures d'un pays souverain ».

La déclaration conjointe n'a pas mentionné la crise politique et économique au Venezuela, alors que l'ancien Premier ministre espagnol Felipe Gonzales est en mission dans le pays pour apporter son soutien à des figures de l'opposition actuellement en prison, telles que le maire de Caracas, Antonio Ledezma, et Leopoldo Lopez, qui a entamé une grève de la faim (EUROPE 11274 et 11261).

La semaine dernière, l'assemblée parlementaire euro-latino américaine n'avait pas été en mesure d'adopter un texte conjoint en raison des divergences entre Européens et Latino-américains sur la question vénézuélienne. (Emmanuel Hagry et Mathieu Bion)

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