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Bulletin Quotidien Europe N° 11273
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Athènes signe un accord de coopération sur les réformes avec l'OCDE

Bruxelles, 12/03/2015 (Agence Europe) - Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a annoncé, jeudi 12 mars depuis Paris, avoir signé un accord de coopération sur les réformes à mener dans son pays avec l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

« Nous devons réintroduire les réformes comme un mot nécessaire qui nous rendra plus efficaces… Nous allons rompre avec les faiblesses chroniques de la Grèce », a dit M. Tsipras en conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria. Celui-ci a assuré ne pas vouloir se substituer aux 'institutions' (Commission, BCE, FMI), qui suivi l'application du plan de sauvetage grec au nom des créanciers institutionnels d'Athènes, mais travailler en parallèle avec le gouvernement grec.

« Je ne trouve pas que ce soit le bon moment de critiquer le programme raté que la Grèce a mis en oeuvre ces dernières années », a dit M. Tsipras. Il a pointé le fait que, dans le passé, le gouvernement avait reçu des pressions des créanciers institutionnels pour raboter les retraites, par exemple, mais jamais pour mettre en oeuvre des réformes structurelles. Le programme mis en oeuvre ces dernières années « était basé sur une dévaluation interne, pas sur les réformes structurelles », a-t-il estimé. Et d'ajouter: « Nous avons assez d'austérité, assez est assez ».

Interrogé sur la santé des finances publiques grecques, M. Tsipras a noté que l'accord de l'Eurogroupe du 20 février ayant ouvert la voie à l'extension du programme ne faisait pas clairement référence à la question du financement. « Nous avançons dans la mise en oeuvre de ce qui a été convenu, nous serons clairs et honnêtes, (les partenaires) doivent faire de même », a-t-il dit. « Même s'il pourrait ne pas y avoir de paiement (de tranche d'aide de l'a zone euro, NDLR), la Grèce sera certainement capable d'assumer ses responsabilités financières », a-t-il assuré, ajoutant que s'il n'y avait pas de paiement, cela signifierait qu'une partie mettrait en oeuvre ses engagements et pas l'autre.

Selon le WSJ, la Grèce envisage d'emprunter aux entités publiques grecques, comme les fonds de pension. Un conseil qu'a prodigué mercredi le président du groupe technique sur l'euro au Conseil, Thomas Wieser. Sur une chaîne autrichienne, celui-ci a noté que la Grèce avait des réserves dans le budget, dans les fonds de sécurité sociale ou dans les entreprises publiques, et il a conseillé d'utiliser ces fonds pour couvrir les besoins du pays, car l'eurozone ne semble pas déterminée à verser des tranches d'aides à ce stade.

Après un premier cycle de discussions à Bruxelles mercredi, la délégation grecque est rentrée à Athènes, jeudi, rejointe sur place par des experts pour une mission technique destinée dans un premier temps à collecter des données budgétaires. Les discussions ont commencé hier et vont se poursuivre, y compris avec des contacts directs à Athènes, s'est contentée de dire la Commission, jeudi. (Elodie Lamer)

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