Bruxelles, 12/03/2015 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté mercredi 11 mars à Strasbourg une résolution appelant les États membres à « davantage d'efforts pour enquêter sur les cas d'abus sexuels d'enfants sur Internet, poursuivre les criminels, protéger les enfants victimes et supprimer les contenus illégaux en ligne ».
Plus de 80% des victimes ont moins de dix ans, font valoir les eurodéputés qui ont adopté cette résolution avec 606 voix, 67 contre et 4 abstentions. « Afin de lutter contre l'exploitation sexuelle d'enfants et les images pédopornographiques, une stratégie globale couvrant les enquêtes sur les infractions, les poursuites à l'encontre de leurs auteurs, la protection des enfants qui en sont les victimes et la prévention du phénomène, est nécessaire », estime le PE. Il demande notamment que tout contenu illicite soit rapidement supprimé et signalé aux services répressifs. « Les services répressifs des États membres et Europol devraient disposer des fonds, des ressources humaines, des pouvoirs d'enquête et des capacités techniques nécessaires pour enquêter sérieusement et efficacement contre les contrevenants et les poursuivre. De nouvelles capacités de haute technologie devraient être développées afin de surmonter les problèmes liés à l'analyse de grandes quantités d'images pédopornographiques, y compris le matériel dissimulé dans la 'face cachée du web' », poursuivent les eurodéputés. Et les données personnelles des enfants en ligne devraient être « dûment protégées et les enfants devraient être informés par des moyens simples et conviviaux sur les risques et les conséquences de l'utilisation de leurs données personnelles en ligne ». La réforme en cours de la protection des données prévoit des articles spécifiques pour les mineurs. Enfin les États membres qui n'ont pas encore transposé dans leur droit national la directive de 2011 sur la lutte contre les abus sexuels et l'exploitation sexuelle des enfants ainsi que la pédopornographie sont invités à le faire de manière urgente, plus de la moitié d'entre eux ne l'ayant pas encore fait, souligne les eurodéputés. (Solenn Paulic)