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Bulletin Quotidien Europe N° 11271
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) grÈce

Les discussions avec les 'institutions' reprennent mercredi 11 mars

Bruxelles, 10/03/2015 (Agence Europe) - Les discussions entre les trois 'institutions' (Commission européenne, BCE, FMI) et les autorités grecques reprendront, ce mercredi 11 mars à Bruxelles, et en parallèle des équipes techniques seront accueillies à Athènes, a annoncé le 9 mars le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, à l'issue de la réunion des ministres des Finances de l'Eurozone.

« Il est essentiel d'accélérer la mise en oeuvre » des engagements qui ont été pris, a expliqué Pierre Moscovici, commissaire aux Affaires économiques et financières. « Nous sommes d'accord sur le fait qu'il n'y a plus de temps à perdre », a déclaré M. Dijsselbloem. « Nous avons passé deux semaines à discuter de qui va rencontrer qui et où ; certaines personnes devront travailler sur place à Athènes », a-t-il ajouté.

L'Eurogroupe a particulièrement souligné l'engagement des Grecs à ne pas agir de façon unilatérale ni à revenir sur des mesures déjà convenues. Depuis que l'Eurogroupe a accepté la 1ère liste de réformes, le 24 février, le gouvernement a entrepris l'élaboration des réformes que nous allons proposer et nous avons soumis « une liste de sept exemples », a indiqué le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. Selon lui, « il n'a jamais été question que cette liste soit exhaustive, il s'agissait d'un premier paquet, d'autres suivront ». Et de préciser avoir réclamé, la semaine dernière, le coup d'envoi immédiat des discussions techniques.

Le ministre grec s'est dit prêt à rendre disponibles pour les institutions à Athènes toutes les informations qui leur seront nécessaires. Mais une 'kabbale' de technocrates venant à Athènes pour imposer ou tenter d'imposer des politiques, c'est du passé, a affirmé M. Varoufakis. Le ministre français des Finances, Michel Sapin, s'est dit « persuadé » qu'il fallait rompre avec les méthodes précédentes. « Après, est-ce que l'on peut travailler sans jamais mettre les pieds en Grèce ? Non, évidemment. Donc il y aura des techniciens qui devront discuter avec des techniciens en Grèce pour avoir toutes les données », a-t-il ajouté.

Interrogé sur les besoins imminents en financement du gouvernement, M. Varoufakis s'est limité à dire que la Grèce était dans un processus qui garantissait, d'une part, que l'accord de février soit mis en mouvement et, d'autre part, que dans le contexte de mise en œuvre la situation en termes de liquidités du gouvernement grec serait garantie par le gouvernement en conjonction avec ses créanciers.

« La 1ère étape est d'avoir un accord sur le tout (…) et la seconde est la mise en œuvre », a expliqué M. Dijsselbloem, ajoutant être ouvert à des décaissements d'aide en deux parties. « S'il y a une pression du temps pour les besoins en financement », alors cela doit aider la concrétisation des engagements pris, ça ne marche pas dans l'autre sens, a dit M. Dijsselbloem.

Mardi, la Commission européenne a confirmé la tenue, vendredi 13 mars, d'une rencontre entre son président, Jean-Claude Juncker, et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à la demande de ce dernier. La veille, M. Tsipras discutera des réformes prévues en Grèce avec l'OCDE à Paris. (Elodie Lamer)

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