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Bulletin Quotidien Europe N° 11240
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) Égypte

Des députés demandent une enquête sur la mort de Mme al-Sabbagh

Bruxelles, 27/01/2015 (Agence Europe) - Quarante-deux députés européens ont appelé, mardi 27 janvier, à la libération des manifestants arrêtés lors des rassemblements à l'occasion du quatrième anniversaire de la révolution égyptienne et à l'ouverture d'une enquête sur la mort de Shaimaa al-Sabbagh, membre du Parti de l'alliance socialiste populaire.

« Nous appelons le président Abdel Fattah al-Sissi à ouvrir une enquête juste et transparente sur la mort de Shaimaa al-Sabbagh », ont souligné les députés, dans une lettre adressée à la Haute Représentante, Federica Mogherini. « Selon des militants, Shaimaa al-Sabbagh participait pacifiquement à une petite manifestation commémorant la révolution de la place Tahrir, au Caire, samedi (24 janvier), quand elle a été abattue », ont-ils ajouté. Les élus S&D mais aussi Verts/ALE, GUE, ADLE, PPE et CRE ont appelé le procureur général à s'assurer que les personnes responsables de la mort de Shaimaa al-Sabbagh seront traduits devant un tribunal. « L'assassinat de Shaimaa al-Sabbagh est un rappel sinistre de la spirale inquiétante en Égypte concernant le respect des droits et libertés fondamentaux depuis juillet 2013 », a expliqué le président du groupe S&D au Parlement européen, Gianni Pittella.

Dans leur lettre à l'initiative de Tanja Fajon (S&D, slovène), les députés ont aussi protesté contre l'usage de la force, qui a conduit à la mort d'au moins 17 autres personnes au Caire (EUROPE 11239). « Selon les rapports des médias, il s'agissait d'une manifestation pacifique ; par conséquent, les policiers ne devraient pas faire usage de la force », ont ajouté les députés de 17 nationalités différentes. Les élus ont protesté contre la détention de manifestants, dont des militants socialistes et des journalistes, rappelant que leur détention est « injustifiée » et « viole les droits humains fondamentaux et la liberté d'expression ». Le ministre de l'Intérieur égyptien a annoncé que plus de 500 partisans des Frères musulmans avaient été arrêtés lors de heurts, soupçonnés d'actes de violence.

Le Parlement a adopté le 15 janvier une résolution demandant le respect des libertés fondamentales dont les libertés d'expression, d'association et de réunion (EUROPE 11231). (CG)

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