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Bulletin Quotidien Europe N° 11240
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

M. Séfcovic annonce une feuille de route pour Paris pour le 25 février

Bruxelles, 27/01/2015 (Agence Europe) - L'accord du Conseil européen d'octobre 2014 sur le cadre Climat/Énergie pour la période 2020-2030 est à la base du paquet de propositions concrètes que présentera la Commission européenne le 25 février pour donner corps à l'Union de l'énergie, a indiqué, mardi 27 janvier, Maros Sefcovic, vice-président de la Commission, responsable de l'Union de l'énergie. Il s'exprimait devant les députés de la commission de l'environnement du Parlement (EUROPE 11239 et autre nouvelle dans ce bulletin).

« 40% au moins de réduction de nos émissions (par rapport à 1990) comme objectif contraignant, 27% au moins de renouvelables comme objectif obligatoire et au moins 27% efficacité énergétique comme objectif indicatif, 50% d'interconnexion en Europe: pour atteindre ces objectifs il faudra légiférer, réformer l'ETS, faire des propositions législatives pour refléter ces exigence pour le secteur non-ETS ; revoir la directive 'Efficacité énergétique'. C'est un agenda législatif d'envergure. D'ici à fin février nous présenterons un texte qui décrira clairement comment atteindre cette transformation, et une feuille de route avec des actions concrètes pour mettre en place l'Union de l'énergie. Il faudra combiner cela avec la feuille de route vers Paris qui balisera la position de l'UE et ses contacts diplomatiques d'ici à Paris. Et il faut aussi une proposition sur 10% d'interconnexion », a déclaré M. Sefcovic. Et d'annoncer que la Commission fera des propositions concrètes pour chacun des cinq piliers du cadre stratégique pour l'Union de l'Énergie. Évoquant la conférence de Paris il s'est montré confiant, pour peu que l'UE fasse son travail en interne également.

« L'accord sur le cadre Climat/Énergie a ouvert la porte pour un accord ambitieux à Paris. Comment allons-nous pouvoir obtenir ce résultat et mettre en oeuvre les obligations qui en découleront?La route vers Paris nous mène vers décarbonisation. Nous ne devons pas perdre de vue l'objectif de réduction de nos émissions de 40%. À Lima, Miguel Arias Canete a coordonné la position de l'UE. Pour la première fois, l'UE a parlé d'une seule et même voix. Cela ouvre la voie un bon accord à Paris. Mais nous devons faire notre travail chez nous: obtenir un bon accord sur la création de la réserve de stabilité de marché pour réformer le système d'échange de quotas d'émissions. Le plus tôt nous aurons un bon accord sur la réserve, plus ce sera un atout dans négociations en amont d'un accord à Paris », a averti le vice-président.

En réponse à Mathias Groote (S&D, allemand) M Sefcovic a reconnu que « l'Union de l'énergie va de pair avec la politique climatique. Nous voulons que le système de suivi soit simplifié, suffisamment souple et permette d'avancer des idées souples sur les moyens d'améliorer l'action des États membres ». De l'avis, de Bas Eickhout (Verts/ALE belge)) il conviendrait que « la Commission mette sur la table les problèmes politiques », à savoir: - le fait que l'Union de l'énergie devrait s'appeler l'Union de l'énergie et du climat' et que l'objectif d'efficacité énergétique devrait être contraignant ; - comment l'UE pourrait être première en renouvelables alors qu'elle est loin du compte pour 2020 et au-delà ; - le fait que « l'Union de l'énergie sera du blabla » aussi longtemps que chaque État membre sera libre de définir son bouquet énergétique. (AN)

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