Bruxelles, 17/12/2014 (Agence Europe) - Le président de la Confédération helvétique, Didier Burkhalter, est d'avis que le rapport du Conseil de l'UE qui prend acte du refroidissement des relations entre l'Union européenne et la Suisse ne change rien (EUROPE 11219).
Ce genre de rapport n'est « pas décisif » pour la suite des négociations entre la Suisse et l'UE, a estimé M. Burkhalter mardi 16 décembre, rapporte l'agence ATS. « C'est la doctrine habituelle, rien ne va changer par ce rapport », a-t-il ajouté. Selon lui, la Suisse et l'UE sont « condamnées » à s'entendre.
Le même jour, le Conseil 'Affaires générales' avait approuvé un rapport sur les relations entre les Vingt-huit et les pays de l'Association européenne de libre-échange (AELE), dont la Suisse, rapport lui-même déjà adopté début décembre par le comité AELE au Conseil de l'UE (EUROPE 11214). Alors que Berne doit présenter dans les prochaines semaines son projet de loi mettant en oeuvre la votation du 9 février dernier sur l'immigration de travailleurs européens, les États membres emploient un langage ferme, rappelant aux autorités suisses que le principe de libre circulation des citoyens n'est pas négociable. Ils confirment aussi le lien entre les mesures que prendra Berne par rapport au vote du 9 février sur la libre circulation des travailleurs européens et la participation de la Suisse aux accords de Schengen ou Dublin. On ne peut attendre que l'UE accepte, à cause de la Suisse, des modifications sur « cette question capitale, qui caractérise l'Europe », avait déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn. (SP)