Bruxelles, 17/12/2014 (Agence Europe) - Les portes se ferment les unes après les autres pour Uber dans les pays européens, mais la Commission européenne n'a pas du tout l'intention d'agir à ce sujet.
Après l'interdiction sur le sol espagnol la semaine dernière (EUROPE 11215), la France a annoncé à son tour, mardi 16 décembre, son intention d'interdire l'application de service de chauffeur privé Uber à partir du 1er janvier 2015. Quelques jours plus tôt, les autorités de la ville de Bruxelles renforçaient les poursuites judiciaires contre l'entreprise californienne.
Les interdictions se multiplient en Europe et prennent diverses formes pour contrer la concurrence déloyale reprochée à Uber vis-à-vis des services de taxi. Mais la Commission européenne n'a pas l'intention de s'en mêler. « Il appartient aux gouvernements nationaux de faire en sorte que, dans les domaines pour lesquels ils sont compétents, ils tiennent en compte cette tendance émergente liée à la prestation de services par Uber », a confirmé le porte-parole de l'institution pour les transports, Jakub Adamowicz, mercredi 17 décembre 2014. Les opérateurs de services de taxi sont réglementés au niveau national, a-t-il précisé, et, donc, la législation européenne n'intervient pas dans ce secteur. D'après M. Adamowicz, la Commission suivrait la situation de près: « nous attendons les mesures prises par les autorités nationales qui devront répondre à la situation liée à l'apparition de ce nouveau prestataire de service. Nous veillerons à ce que ces dispositions soient adoptées de manière tout à fait réglementaire au niveau national », a-t-il encore précisé.
En outre, Uber aurait saisi la Commission européenne à propos d'une loi française promulguée en octobre pour contrôler des véhicules de transport avec chauffeur (loi Thévenoud). Celle-ci n'aurait pas été notifiée à l'exécutif européen, a confirmé ce dernier, qui aurait ouvert une enquête à ce sujet. (MD)