Bruxelles, 05/12/2014 (Agence Europe) - L'Eurogroupe se réunira deux fois, lundi 8 décembre.
Lundi matin, l'Eurogroupe examinera les projets de budget 2015 de seize pays (tous sauf ceux de la Grèce et Chypre) sur la base des avis que la Commission européenne a rendus fin novembre (EUROPE 11207). Selon l'institution européenne, les projets de budget 2015 de cinq États membres (Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Slovaquie) apparaissent conformes au Pacte de stabilité et de croissance. Quatre pays (Estonie, Lettonie, Slovénie, Finlande) ont présenté des projets conformes aux règles budgétaires européennes, et sept autres (Belgique, Espagne, France, Italie, Malte, Autriche, Portugal) présentent en revanche un risque de non-conformité avec les dispositions du Pacte de stabilité et de croissance.
Les cas de la France, de l'Italie et de la Belgique constitueront « le sujet principal de discussion », a prédit un haut fonctionnaire européen. Selon lui, ces pays expliqueront comment ils comptent se mettre en conformité avec les règles budgétaires de l'UE pendant le délai de trois mois que la Commission leur a octroyé (EUROPE 11209). Les autres exerceront une pression des pairs en les encourageant à poursuivre les réformes.
Grèce. Si la Grèce n'a, à ce stade, pas fait la demande d'une extension de son plan de sauvetage, il est fort probable que les ministres aient à se prononcer sur ce point, lundi après-midi, afin de permettre aux parlements nationaux qui le requièrent le temps suffisant pour approuver cette extension avant que le programme grec n'expire. La durée de cette extension n'est pas encore connue, mais elle devrait durer plusieurs mois, selon plusieurs sources, chose que le gouvernement grec a toutefois rejetée, vendredi, par la voix de son vice-Premier ministre. Celui-ci s'est dit confiant qu'un accord serait trouvé avant Noël et il a promis qu'il n'y aurait pas de nouvelles mesures d'austérité. Une fois le programme bouclé, l'Eurozone pourra décider des mesures de suivi accompagnant la sortie de programme. Un diplomate a confirmé, vendredi, que la Grèce s'était faite à l'idée que le FMI ferait bien partie de ces arrangements de suivi. (EL)