Bruxelles, 02/12/2014 (Agence Europe) - Le déficit d'investissement est le risque majeur de décrochage de l'Europe par rapport à ses partenaires internationaux, a déclaré le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, en présentant l'Examen annuel de la croissance et le rapport de la Commission sur le mécanisme d'alerte des déséquilibres macroéconomiques, mardi 2 décembre.
« La clé du déficit de croissance, c'est le déficit d'investissement », a estimé M. Moscovici. Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission à l'Euro et au Dialogue social, a évalué ce déficit dans une fourchette située entre 230 et 370 milliards d'euros. Avec le plan d'investissement 'Juncker', « on est dans la moyenne de cette fourchette », a-t-il dit.
À Bernd Lucke (CRE, allemand) qui demandait si ce plan ne revenait pas à demander aux citoyens de financer les bénéfices qui découleront des investissements pour les entreprises, M. Dombrovskis a expliqué que ce plan n'était pas supposé représenter des coûts dissimulés. « L'idée est d'avoir un investissement public limité pour débloquer l'investissement du privé », a-t-il expliqué. « Il est clair que les investissements auront un coût », a-t-il ajouté, disant encore que l'objectif était d'avoir des profits supérieurs à ces coûts.
Salaire minimum. Quant à la demande de certains députés pour un salaire minimum européen, M. Dombrovskis a expliqué que la Commission encourageait les États à en mettre en place. Pour Marianne Thyssen, commissaire à l'Emploi et aux Affaires sociales, l'UE n'a pas de compétence en la matière.
À Sergio Gutiérrez Prieto (S&D, espagnol) qui estimait qu'un déséquilibre à prendre en compte était également le taux de chômage de longue durée, M. Dombrovskis a indiqué que le travail avait déjà démarré. Et Mme Thyssen d'estimer qu'il faudrait choisir un certain nombre d'indicateurs sociaux et fixer des seuils. (EL)