Bruxelles, 02/12/2014 (Agence Europe) - Le Conseil Santé a adopté, lundi 1er décembre, deux séries de conclusions qui mettent les patients au centre de la politique de santé.
Les premières concernent la sécurité des patients et la qualité des soins, y compris la prévention des infections associées aux soins et la lutte contre celles-ci, de même que la résistance aux antimicrobiens, en résurgence en Europe. Dans ses conclusions, le Conseil insiste sur l'importance de la sécurité des patients, facteur indispensable pour gagner la confiance des citoyens dans la qualité des systèmes de santé, ainsi que sur la nécessité de disposer d'un cadre durable de collaboration en la matière au niveau de l'UE après 2016. Pour y arriver, le Conseil invite les États membres à: - encourager l'éducation et la formation du personnel de santé sur la sécurité des patients ; - élaborer des mesures permettant aux professionnels de la santé ou aux patients d'effectuer des signalements non punitifs et de soutenir un traitement non punitif des erreurs et des défaillances ; - encourager l'autonomisation des patients et de leur famille ainsi que leur participation à la prise de décision concernant leur traitement ; - renforcer les programmes de prévention des infections ; - partager l'expérience acquise sur les stratégies visant à assurer la sécurité des patients et la qualité des soins ; et - continuer à accorder une attention particulière à la résistance aux antimicrobiens.
La seconde série de conclusions a pour sujet l'innovation dans l'intérêt des patients. Ce texte porte sur différents aspects liés à la mise sur le marché de nouveaux produits pharmaceutiques et dispositifs médicaux. Il concerne notamment la fourniture de médicaments innovants à des prix abordables pour les patients et souligne la nécessité d'accélérer l'évaluation et l'autorisation de nouveaux médicaments. Le Conseil demande aux États membres de renforcer l'échange effectif d'informations sur les prix des médicaments et de charger le groupe 'santé publique' au niveau des hauts fonctionnaires de poursuivre le travail sur un usage des médicaments efficace au regard des coûts. « Il faut coopérer pour renforcer nos systèmes, pour l'accès aux patients à l'innovation et trouver une méthode pour faire pression sur les prix », a notamment déclaré la ministre italienne de la Santé, Beatrice Lorenzin. La réunion informelle des ministres de la Santé à Milan, en septembre, s'était déjà penchée sur la question (EUROPE n°11161). (IL)