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Bulletin Quotidien Europe N° 11209
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

La Commission veut poursuivre les discussions sur South Stream

Bruxelles, 02/12/2014 (Agence Europe) - Malgré l'annonce par le président russe, Vladimir Poutine, lundi 1er décembre, d'un possible abandon du projet de gazoduc South Stream par la partie russe, l'exécutif européen a indiqué, mardi 2 décembre, qu'il poursuivra ses discussions sur ce dossier.

« Le projet de gazoduc South Stream est régulièrement discuté entre les États membres de l'UE concernés et la Commission, qui a accueilli plusieurs réunions visant à trouver une solution pour que ce projet soit pleinement conforme à la législation de l'UE. La prochaine réunion est prévue le 9 décembre et elle aura lieu indépendamment de l'annonce par la Russie d'arrêter le projet. Évidemment, ce nouveau développement sera un élément supplémentaire qui sera discuté mardi prochain », a commenté le commissaire à l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic. « Le paysage énergétique en constante évolution dans l'UE est encore une autre raison pour que l'UE construise une Union de l'énergie résiliente dotée d'une politique climatique prospective, et dont l'une des priorités sera la sécurité de l'approvisionnement énergétique », a-t-il ajouté.

En visite à Ankara lundi, le président russe, Vladimir Poutine, a laissé entendre un possible abandon du projet de gazoduc piloté par le gazier russe Gazprom (50%), avec la participation de l'italien ENI (20%), du français EDF (15%) et de l'allemand Wintershall (15%). South Stream prévoit de relier la Russie à la Bulgarie sous la mer Noire, en contournant l'Ukraine, pour desservir l'UE via une branche sud vers l'Italie en passant par la Grèce et une branche nord vers l'Autriche, la Croatie et la Slovénie, en passant par la Serbie et la Hongrie. South Stream est censé acheminer 63 milliards de m3 de gaz russe par an vers l'Europe, soit plus de 10% de la demande européenne. Le coût du projet était évalué à plus de 40 milliards de dollars.

« Nous allons dérouter nos ressources énergétiques vers d'autres régions du monde et l'Europe ne recevra plus les mêmes volumes de la Russie, mais c'est le choix de nos amis européens », a souligné M. Poutine, justifiant le renoncement au projet par le refus de la Bulgarie d'autoriser le passage du gazoduc sur son territoire pour sa non-conformité à la législation communautaire. « South Stream, c'est terminé », a peu après confirmé le PDG de Gazprom, Alexeï Miller. La Russie et la Turquie ont signé lundi un accord pour la construction d'un nouveau gazoduc reliant les deux pays sous la mer Noire et pour la fourniture de gaz russe avec un rabais de 6%. La Turquie est le deuxième client de Gazprom après l'Allemagne. (EH)

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