Bruxelles, 28/11/2014 (Agence Europe) - Que les investissements qui seront réalisés par les États membres dans le cadre du plan Juncker soient exclus du calcul de leur déficit budgétaire est une excellente nouvelle pour le Comité des régions. Le président de l'organe consultatif, Michel Lebrun, y voit un premier pas dans la bonne direction et plaide pour que le principe soit étendu à tous les investissements nationaux et régionaux consentis dans le cadre des Fonds structurels et d'investissement européens. Il s'agit d'une demande portée à la connaissance des décideurs européens déjà à maintes reprises par le Comité des régions.
Par ailleurs, le Comité des régions prend bonne note de l'invitation dans le plan d'investissement à recourir plus systématiquement à des instruments financiers innovants, à la place de subsides traditionnels, via les Fonds structurels. Le président émet toutefois une réserve à ce sujet, soulignant que « l'intensification de l'utilisation ne peut pas se faire au détriment des régions les plus défavorisées, où, dans la plupart des cas, les subsides ne peuvent être remplacés par des garanties ou des prêts ».
Enfin, le Comité des régions recommande que le Comité indépendant qui sera chargé d'examiner les projets éligibles au Fonds européen d'investissement stratégique soit aussi composé d'experts régionaux.
La commissaire européenne au Développement régional pourra fournir des détails sur l'articulation entre le plan de relance et la politique de cohésion lors de la session plénière du Comité des régions, la semaine prochaine. (MD)