Bruxelles, 05/11/2014 (Agence Europe) - L'énergéticien italien ENI a indiqué, mardi 4 novembre, ne pas exclure de quitter le projet de gazoduc South Stream si l'investissement nécessaire augmente.
« ENI poursuivra son engagement dans South Stream si l'investissement requis ne dépasse pas 600 millions d'euros, sinon il envisagera de quitter le projet », a déclaré le PDG du pétro-gazier italien, Caudio Descalzi. « Les quatre participants au projet éprouvent des difficultés à trouver du financement », a-t-il poursuivi. « ENI ne serait jamais en mesure de mettre en place 2,4 milliards d'euros, ce serait trop risqué pour son équilibre financier », a ajouté M. Descalzi.
Piloté par le gazier russe Gazprom (50%), avec la participation de l'italien ENI (20%), du français EDF (15%) et de l'allemand Wintershall (15%), South Stream reliera la Russie à la Bulgarie sous la mer Noire, en contournant l'Ukraine, pour desservir l'UE via deux branches: l'une, au sud, vers l'Italie en passant par la Grèce ; l'autre, au nord, vers l'Autriche, la Croatie et la Slovénie, en passant par la Serbie et la Hongrie.
Gazprom a réévalué à la hausse, à la mi-octobre, les coûts des sections sous-marine et on shore de South Stream en Europe à 14 et 9,5 milliards d'euros au lieu de 10 et 6 milliards d'euros initialement. (EH)