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Bulletin Quotidien Europe N° 11171
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) Énergie

Sécurité de l'approvisionnement à court terme, l'UE reste confiante

Bruxelles, 07/10/2014 (Agence Europe) - Les résultats des tests de résistance (stress tests) du système énergétique de l'UE, que le commissaire Günther Oettinger a dévoilés aux ministres européens de l'Énergie réunis pour une session de travail informelle, lundi 6 octobre, à Milan, montrent que l'UE peut gérer un mois de rupture d'approvisionnement sans problème, a indiqué, lundi, le sous-secrétaire d'État italien au Développement économique et à l'Énergie, Claudio De Vicenti. « Les résultats des stress tests indiquent que nous pourrions avoir un peu plus de problèmes si une interruption dure plus d'un mois, mais nous pourrions encore faire face », a expliqué M. De Vincenti à la presse en marge du Conseil, précisant que l'UE serait en mesure de pallier à court terme une pénurie d'approvisionnement russe en recourant à ses stockages, aux terminaux d'importation de GNL et en diversifiant ses approvisionnements.

Différend gazier russo-ukrainien, accord intérimaire définitif attendu en octobre. De son côté, le commissaire Oettinger a dit espérer que la Russie et l'Ukraine scellent définitivement, courant octobre, l'accord intérimaire conclu sous sa médiation, le 26 octobre, pour régler leur différend gazier. « Nous devrions obtenir la solution intérimaire en octobre », a-t-il déclaré en marge de la réunion ministérielle. La réunion ministérielle trilatérale Russie/Ukraine/UE, prévue le 3 octobre à Bruxelles, a été reportée sine die. Le jour même, la partie russe annonçait qu'une nouvelle réunion tripartite serait fixée au-delà du 7 octobre.

Le compromis du 26 septembre pour rétablir, jusqu'en avril 2015, les livraisons de gaz russe vers l'Ukraine, suspendues depuis la mi-juin, doit encore être approuvé par les gouvernements ukrainien et russe. Il repose sur le paiement par Kiev, en deux temps d'ici fin 2014, d'une partie de sa dette à l'égard de Gazprom: une première tranche de 2 milliards de dollars devra être payée d'ici la fin octobre et une seconde tranche de 1,1 milliard de dollars d'ici la fin décembre. Le compromis prévoit en outre la livraison par Gazprom d'au moins 5 milliards de m3 de gaz à l'Ukraine dans les six mois à venir, contre paiement anticipé par Kiev, au prix de 385 dollars les 1 000 m3, un tarif de 100 dollars inférieur à celui que Gazprom voulait imposer au lendemain de la destitution de l'ex-président ukrainien Viktor Yanoukovitch, mais bien supérieur au prix en vigueur avant le changement de gouvernement en Ukraine (268,5 dollars). Les 3,1 milliards de dollars qui seraient payés par l'Ukraine correspondent à ce qu'elle considère être sa dette, tandis que Gazprom réclame 5,3 milliards de dollars. L'Ukraine et la Russie ont tous deux saisi le tribunal d'arbitrage commercial de Stockholm et, selon l'issue de cette procédure, l'Ukraine devra ou pas compléter le paiement qu'elle s'engage à effectuer. (EH)

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