Bruxelles, 19/09/2014 (Agence Europe) - Plus de 60 représentants de l'industrie géothermique, du milieu universitaire et du secteur financier étaient réunis à Bruxelles, vendredi 19 septembre, dans le cadre d'une table ronde de haut niveau entre l'UE et l'Islande pour discuter des obstacles à la croissance de la géothermie, et en particulier du chauffage urbain géothermique en Europe. L'occasion pour le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, de réaffirmer le souhait de l'UE d'une coopération accrue en la matière avec l'Islande, représentée vendredi par sa ministre de l'Industrie et du Commerce, Ragnheidur Elín Árnadóttir.
Lors des débats, les experts ont mis l'accent sur le besoin d'un soutien accru des décideurs pour améliorer la contribution de la chaleur d'origine renouvelable dans le bouquet énergétique de l'UE, et sur le fait que de nombreuses leçons peuvent être tirées de l'Islande dans ce domaine.
Disposant de grandes ressources issues de sa géologie unique et de son hydrographie abondante, l'Islande est un modèle d'exploitation des énergies renouvelables, qui sont à la source de plus de 80% de sa production d'énergie primaire (plus de 65% pour la géothermie, 15% pour l'hydraulique). Volcans, fumerolles, solfatares, geysers, boues bouillonnantes et piscines naturelles chaudes alimentent l'énergie géothermique islandaise. L'île est un chef de file mondial dans l'utilisation du chauffage urbain géothermique: grâce au progrès technologique et à une ingénierie islandaise devenue experte dans l'exploitation géothermique, près de 90% des maisons, des bâtiments publics et serres du pays sont chauffés par l'eau chaude naturelle. (EH)