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Bulletin Quotidien Europe N° 11159
Sommaire Publication complète Par article 20 / 36
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) Économie

Pour B. Coeuré et J. Asmussen, il faut concerter les efforts et les remèdes

Bruxelles, 19/09/2014 (Agence Europe) - Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, et Jörg Asmussen, secrétaire d'État au ministère allemand de l'Emploi et des Affaires sociales, ont appelé, vendredi 19 septembre, les responsables politiques européens et nationaux à travailler « de concert en utilisant tous les leviers d'action » pour faire face aux défis économiques « sans précédent » auxquels l'Europe fait face.

Croissance, inflation, emploi, aucun de ces indicateurs n'affiche une mine rassurante. Or, expliquent M. Asmussen et Coeuré dans une tribune publiée dans le quotidien français les Échos et le journal allemand Berliner Zeitung, le débat public met en avant des réponses simples à un débat complexe et des remèdes unilatéraux, comme l'austérité étroite ou, de l'autre côté, l'augmentation des dépenses publiques. La stratégie, selon eux, devrait s'articuler autour de trois piliers: politiques monétaires, budgétaires et structurelles. « L'Allemagne et la France ont un rôle crucial à jouer dans cette stratégie », écrivent-ils.

S'agissant de la politique monétaire, la BCE s'acquitte particulièrement de sa tâche, estiment-ils. Sur le plan budgétaire, ils sont en ligne avec l'idée que la flexibilité qui existe dans le Pacte de stabilité et de croissance « doit être utilisée sans mettre à mal la crédibilité du pacte », question d'équité envers ceux qui ont déjà fait des efforts budgétaires importants. L'Allemagne, écrivent le Français et l'Allemand, qui pour sa part s'exprime à titre personnel, « peut utiliser ses marges de manoeuvre budgétaires pour soutenir l'investissement et réduire la fiscalité du travail, sans mettre en danger la soutenabilité de ses finances publiques ».

En ce qui concerne les pays qui ne disposent pas de marge de manoeuvre, ils « doivent comprendre qu'il n'est pas dans leur intérêt, ni celui de l'Europe, de remettre en cause les progrès accomplis en matière de désendettement ». M. Asmussen et Coeuré les appellent donc à concevoir un dosage budgétaire plus favorable à la croissance, en réduisant les dépenses improductives et les prélèvements qui créent des distorsions, comme le fait la France. Les réformes structurelles ont par ailleurs le pouvoir de créer la marge de manoeuvre dont les pays ont besoin pour développer les économies en préservant la cohésion sociale, selon eux. La France doit par exemple entreprendre des réformes qui favorisent l'emploi et l'investissement des entreprises, notamment en abaissant les « barrières à l'entrée des secteurs protégés et en éliminant les obstacles au développement des PME ». L'Allemagne, de son côté, doit encourager l'investissement public afin de conserver son avantage concurrentiel. (EL)

 

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