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Bulletin Quotidien Europe N° 11159
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

K. Regling ne sait pas encore s'il y a un 'appétit' pour réduire la dette

Bruxelles/Luxembourg, 19/09/2014 (Agence Europe) - Klaus Regling, directeur général du Mécanisme européen de stabilité, a déclaré, jeudi 18 septembre, depuis le siège du MES à Luxembourg, qu'il ne savait pas encore s'il y aurait « un besoin ou un appétit pour faire davantage » pour réduire la dette grecque.

M. Regling a souligné que, depuis la dernière analyse de la trajectoire de la dette publique, beaucoup de choses s'étaient produites, certaines négatives, certaines positives, comme l'affaissement des taux d'emprunt du pays et sa capacité retrouvée à se financer sur les marchés. « Nous ne savons pas encore s'il y aura un besoin ou un appétit pour faire davantage », a donc expliqué M. Regling, assurant que tout le monde serait vite fixé. Si le FMI et la Grèce n'ont eu de cesse de rappeler aux Européens l'engagement qu'ils ont pris en novembre 2012 de réduire à nouveau le fardeau de la dette, du côté de l'eurozone on observe qu'il n'a jamais été question d'un engagement et que ce n'est pas exactement ce que la déclaration de 2012 dit. Celle-ci précise que les États membres « envisageront » de nouvelles mesures pour réduire la dette: - lorsque la Grèce aura enregistré un excédent primaire (chose faite) ; - si les engagements du programme sont tenus ; - et surtout, si cela se révélera nécessaire pour atteindre l'objectif d'un ratio dette/PIB de 124% en 2020 et substantiellement sous 110% en 2022. Il n'y a toutefois pas d'automatisme, explique-t-on encore du côté de l'eurozone, mais, compte tenu des attentes, l'eurozone devrait tout de même faire un geste. Celui-ci pourrait par contre être à peine symbolique, les marges de manoeuvre citées par M. Regling étant restreintes (réduction des taux d'intérêts sur les prêts bilatéraux et extension des maturités de ces prêts).

Le programme touchant à son terme fin 2014, les progrès grecs continueront ensuite à être suivis via la surveillance post-programme, deux fois par an jusqu'à ce que le pays ait remboursé 75% des prêts perçus. Le programme du FMI se poursuivra, pour sa part, jusqu'au 1er trimestre de 2016. Ce suivi, adossé à l'arsenal de surveillance budgétaire du semestre européen, ne semble donc pas suffisant, aux yeux des Européens, pour s'assurer que la Grèce maintiendra le tempo des réformes. D'expérience et compte tenu de la fatigue des réformes constatée, l'eurozone pourrait en effet envisager de nouveaux 'incitants', pour ne pas dire de nouveaux 'bâtons'. L'idée, révélée par le Wall Street Journal récemment, de lier chaque étape de la réduction de la dette à la mise en oeuvre d'actions spécifiques, comme c'est le cas pour les versements, serait donc bien à l'étude.

Dernier versement, la Grèce fera sans ? La prochaine mission de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI), qui débutera la dernière semaine de septembre, fournira les données nécessaires pour répondre aux interrogations actuelles. Parmi celles-ci, ce qui adviendra des onze milliards toujours à disposition dans l'enveloppe initialement réservée à la recapitalisation bancaire. Les résultats de l'examen de santé des banques européennes, fin octobre, permettront de dire si les banques ont besoin de plus de capitaux ou si cet argent pourrait servir « pour les besoins du budget », a expliqué M. Regling. Le Fonds européen de stabilité financière, en quelque sorte l'ancêtre du MES, n'a plus qu'un versement d'1,8 milliard d'euros à opérer pour la Grèce. Si ce versement n'est pas opéré avant la fin de l'année, alors « soit il ne sera pas versé du tout », selon M. Regling, soit une extension du programme actuel pourrait avoir lieu, mais cela demandera des décisions politiques, avec toute la cohorte de procédures nationales que l'on connaît. Le FESF ne devrait pas non plus, en principe, couvrir les besoins restants du pays jusqu'à 2016 à la place du FMI, compte tenu de l'importance de la participation du FMI aux yeux de plusieurs États membres. Reste que la Grèce « peut toujours dire qu'elle ne veut plus l'argent du FMI (…), la possibilité existe ; si la Grèce peut se le permettre, je ne le sais pas encore », a dit M. Regling. (EL)

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