Bruxelles, 19/09/2014 (Agence Europe) - Critiquant l'intimidation continue des Tartares de Crimée, l'Union européenne a appelé, jeudi 18 septembre, au plein respect de tous les droits et libertés fondamentales en Crimée. Dans un communiqué, le porte-parole de la Haute Représentante s'est dit préoccupé par les intimidations à leur encontre, « y compris les raids sur leur siège à Simferopol, des perquisitions et des interrogatoires de plusieurs militants du Medzhlis (le Parlement tartare), ainsi que l'intimidation des journalistes couvrant les événements » et par les rapports des ordonnances rendues par le tribunal russe demandant au Medzhlis de quitter ses locaux actuels à Simferopol.
« Ce ne sont pas des événements isolés et ils reflètent la situation inquiétante des droits de l'homme sur la péninsule de Crimée », a expliqué le porte-parole. Il a précisé que la situation précaire des groupes minoritaires en Crimée, comme indiqué dans des rapports de l'OSCE et des Nations Unies, demeurait une « grave préoccupation ».
Les Tartares, minorité musulmane, représentent 12% de la population de la Crimée. mardi 16 septembre, le siège du Medzhlis a été encerclé et fouillé par des dizaines de policiers russes. Les relations entre Tartares et la Russie et, avant, l'URSS, ont toujours été compliquées. Le porte-parole de la Haute Représentante a rappelé que l'UE ne reconnaissait pas l'annexion « illégale » de la Crimée par la Russie, qui a eu lieu il y a six mois. (CG)