Bruxelles, 19/09/2014 (Agence Europe) - Le président français, François Hollande, a affirmé, jeudi 18 septembre, que ce serait une faute de réduire le déficit public « à marche forcée » dans un contexte de faible inflation et de faible croissance. « Que l'on ne nous demande pas de faire en cinq ans ce que nos amis allemands ont réalisé en plus de dix ans et dans un environnement économique bien plus favorable et sans contrainte de déficit public », a déclaré M. Hollande. Paris ne demande pas de « traitement à part » et fera l'effort programmé de 50 milliards d'économie, mais « ne fera pas davantage, parce que ce serait mettre en cause la croissance », a ajouté le président de la République. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a annoncé il y a quelques jours que le déficit public atteindrait 4,4% du PIB français fin 2014, contre un chiffre de 3,8% prévu auparavant. Pour 2015, la France table désormais sur un déficit qui stagne (4,3% du PIB) et sur un retour sous la barre des 3% fin 2017, soit deux ans après le délai fixé qui, lui-même, avait déjà été repoussé d'autant. La conférence de François Hollande, jeudi 18 septembre, a fortement été animée par les rumeurs d'une dégradation imminente de la note de la France par l'agence de notation Moody's. M. Hollande a précisé que l'État n'avait jamais emprunté à des taux aussi bas. Vendredi, M. Sapin a réclamé une enquête à l'Autorité des marchés financiers sur une « information erronée » d'une dégradation de la note, relayée par le quotidien français L'Opinion. (EL)