Bruxelles, 16/09/2014 (Agence Europe) - La discussion, lundi 15 septembre, au sein du comité spécial agriculture (CSA) sur le programme de distribution de lait et de fruits/légumes dans les écoles a confirmé la volonté des pays d'étendre le nombre de produits couverts et les divergences sur la répartition de l'enveloppe financière.
En vue des discussions qui s'annoncent avec le Parlement européen, la Présidence italienne a souhaité faire le point avec les experts des pays de l'UE sur la proposition qui a été discutée au Conseil en février 2014 (EUROPE 11022).
Lors du CSA, tous les pays ont d'abord estimé que la base juridique correcte du texte était l'article 43(3) du traité (compétence exclusive du Conseil).
Pour ce qui est des produits à prendre en compte, nombre de délégations ont insisté sur la nécessité d'étendre le champ d'application des produits proposés aux écoliers: - huile d'olive, miel (Espagne, Grèce…) ; - divers fromages (Italie, France, Allemagne, Slovénie…) ; - d'autres produits laitiers du type yaourts ou laits fermentés (Autriche, République tchèque, Finlande, Bulgarie, Slovénie…) ; - fruits transformés (France, Italie, République tchèque). Certains pays, dont Belgique, Pologne, Espagne, Roumanie, ont signalé que l'embargo russe sur les produits agricoles de l'UE devait inciter à prendre en compte davantage de produits dans ces programmes. En revanche, l'Allemagne et d'autres (Danemark, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas) ont estimé que les produits devaient être éligibles en tenant compte de critères nutritionnels rigoureux pour atteindre les objectifs (nourriture saine dans les écoles).
S'agissant des critères à prendre en compte pour la répartition de l'enveloppe du programme lait à l'école, les pays se sont montrés divisés. Certains (Danemark, Hongrie, Portugal, Finlande, Roumanie, France, Suède) ont préconisé des critères historiques, tandis que d'autres (dont Allemagne, Irlande, Grèce, République tchèque, Bulgarie) préfèrent des critères objectifs en fonction du nombre d'enfants scolarisés. Les critères historiques sont en général mis en avant par les pays ayant mis en place de tels programmes et souhaitant que ces programmes ne soient pas pénalisés par une nouvelle allocation budgétaire. Quelques délégations, dont France, Allemagne et Finlande, ont prôné une flexibilité budgétaire entres les programmes fruits/légumes et lait. (LC)