Bruxelles, 16/09/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne s'est engagée, mardi 16 septembre, à redoubler d'efforts pour lutter contre les réseaux criminels de passeurs et la traite des êtres humains. Cela, après que de nouveaux naufrages de migrants sont intervenus au cours des derniers jours en Méditerranée, l'Organisation internationale des Migrations (OIM) redoutant même un naufrage exceptionnellement grave de 500 migrants au large de Malte, qui auraient été délibérément jetés à la mer par les passeurs.
« Nous saluons les efforts de l'OIM pour enquêter sur ces événements », a dit Michele Cercone, porte-parole de la commissaire aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, ajoutant que le Conseil et la Commission travaillaient à intensifier les efforts de l'UE contre les passeurs, au moyen notamment de « nouvelles mesures comprenant une nouvelle directive anti-traite des êtres humains ».
La directive en question n'est pas nouvelle, a précisé par la suite le porte-parole de la commissaire suédoise, et a été adoptée en 2011, mais elle s'inscrit dans un ensemble d'actions à mener, a poursuivi M. Cercone. La directive prévoit notamment des mesures répressives et des peines d'emprisonnement de 5 à 10 ans. En septembre 2014, seuls deux États membres - l'Allemagne et la Belgique - n'avaient pas encore notifié la transposition de la directive, a indiqué la Commission. « On est confrontés à des trafiquants sans foi, ni loi ; ce sont de meurtres qu'il s'agit et non d'accidents », a encore déploré le porte-parole, refusant que la responsabilité des naufrages soit imputée à la Commission et aux États membres. « La Commission fait tout ce qu'elle peut » pour aider les États membres à gérer l'arrivée de migrants (l'Italie aura reçu un milliard d'euros sur la période 2007-2020, a dit M. Cercone) et « les seuls responsables, ce sont les trafiquants ». (SP)