Milan, 09/07/2014 (Agence Europe) - Le candidat nommé à la présidence de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a ménagé les susceptibilités des groupes politiques du PE qui l'auditionnaient sur son programme et son équipe, mardi 8 juillet (voir autres nouvelles).
M. Juncker a douché l'enthousiasme des députés du groupe S&D qui avaient annoncé un peu plus tôt dans la journée que l'ancien Premier ministre luxembourgeois leur avait promis le poste de commissaire aux Affaires économiques et monétaires. Plusieurs commentaires rapportés par les députés S&D via Twitter avaient en effet fait état de cette promesse du candidat (EUROPE 11117). Interrogé par le groupe libéral ADLE, Jean-Claude Juncker a semblé revenir sur ses propos du matin, indiquant n'avoir « pas encore décidé » sur le fait de nommer un membre de la famille sociale-démocrate pour succéder au libéral Olli Rehn.
M. Juncker s'est montré soucieux de préciser ses propos devant les libéraux, la 4ème force du nouveau Parlement européen, qui espèrent obtenir des commissaires aussi importants que sous la précédente Commission. Au cours d'un débat relatif au Pacte de stabilité et de croissance, il avait expliqué aux sociaux-démocrates que les politiques économiques avaient toujours été menées uniquement par les mêmes familles politiques alors qu'« un social-démocrate était aussi tout à fait capable de le faire ». Mais cela « se fera sur la base d'un programme de la Commission », a-t-il assuré aux Libéraux et ce programme « ne s'écartera pas de ce que dit le Conseil: pas de changement du Pacte mais l'utilisation de ses marges de manoeuvre ».
Les Libéraux diront lundi s'ils ont été convaincus par M. Juncker, qui a également besoin du soutien de l'ADLE pour s'assurer une élection confortable le 15 juillet à Strasbourg. (SP)