Milan, 09/07/2014 (Agence Europe) - Le groupe S&D a salué, mercredi 9 juillet, les bons débuts de Jean-Claude Juncker qu'il a auditionné la veille sur son programme, mais ne lui a pas pour autant donné « un chèque en blanc », a indiqué dans un communiqué le président de ce groupe, l'Italien Gianni Pittella.
« Les négociations sont loin d'être terminées », a-t-il ajouté. Les sociaux-démocrates ont toutefois du mal à cacher leur satisfaction, notamment en ce qui concerne les assurances qu'ils disent avoir reçues de M. Juncker quant au prochain commissaire aux Affaires économiques et monétaires. « Nous sommes satisfaits de savoir que le prochain commissaire aux Affaires économiques et monétaires sera membre de la famille socialiste et démocrate. C'est une bonne nouvelle, quand bien même nous attendons plus de clarifications quant à l'utilisation des instruments de flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance ». Les S&D se sont aussi félicités de l'ambition de M. Juncker de rendre la 'troïka' plus démocratique et de se passer également à l'avenir de l'intervention du Fonds monétaire international (FMI).
Un bémol: la politique étrangère et le manque d'actions immédiates proposées par M. Juncker pour régler la crise de l'immigration. Si M. Juncker appelle de ses voeux une vraie politique commune d'immigration et juge le budget de Frontex trop petit (80 millions d'euros par an), ses réponses pratiques portent surtout sur l'aide au développement et le travail avec les pays tiers pour qu'ils développent les conditions de vie susceptibles de rendre caduque toute envie de départ vers l'UE. Des objectifs qui ne peuvent avoir des retombées que sur le long terme, selon le groupe S&D. (SP)