Bruxelles, 09/07/2014 (Agence Europe) - La 'déclaration de Venise', adoptée mardi 8 juillet à l'issue de la première journée de débat de l'événement « Digital Venice 2014 » et qui servira de support à la Présidence italienne pour alimenter les discussions du Conseil des ministres de l'UE sur le marché unique numérique, demande une volonté politique forte qui seule pourra faire évoluer positivement l'économie numérique en Europe.
Concrètement, le gouvernement italien s'engage à « accélérer la transition numérique en Europe » en oeuvrant à la relance des investissements dans les infrastructures à haut débit et en militant ouvertement pour la création d'une autorité de contrôle unique. Les opérateurs télécoms mobiles majeurs en Europe réunis au sein de GSMA (Deutsche Telekom, Orange, Telecom Italia, Telefónica, Telenor et Vodafone) se réjouissent de la volontée affichée par la Présidence italienne d'avancer à grands pas sur le dossier numérique et ont profité de l'occasion pour présenter au Premier ministre italien, Matteo Renzi, et à la commissaire en charge de la stratégie numérique, Neelie Kroes, leur propre déclaration. Ils appellent à une nouvelle politique publique en matière de technologies de l'information et de la communication afin de: 1) favoriser la mise en place des infrastructures de télécommunications, piliers de la croissance économique et du bien-être des citoyens ; 2) enraciner une « citoyenneté numérique », notamment via la numérisation généralisée de l'administration publique ; 3) promouvoir la création d'emplois en visant les qualifications dans le secteur numérique; 4) maîtriser les défis mondiaux d'Internet avec un rôle prépondérant de l'Europe dans une gouvernance mondiale partagée de l'Internet. « Identifier un vecteur robuste pour la croissance est sans aucun doute actuellement l'objectif politique le plus important. À cette fin, les entreprises européennes doivent pouvoir être très concurrentielles, à la fois sur les marchés domestiques et étrangers, et l'innovation technologique en est la clé », souligne GSMA. Le monde des affaires soutient, de son côté, les engagements proposés par la 'déclaration de Venise' en faveur du marché unique numérique qui pourrait contribuer au PIB européen à raison de plus de 2 000 milliards d'euros d'ici 2030. « Les décideurs politiques européens doivent stimuler des investissements croissants sans entraver la concurrence (…) Nous voulons une économie numérique qui croît rapidement et bien au-delà de la part de 7% de l'économie européenne », a déclaré le directeur général de BusinessEurope, Markus Beyrer. (IL)