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Bulletin Quotidien Europe N° 11110
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) sÛretÉ alimentaire

La Commission envisage de réintroduire les farines animales

Bruxelles, 27/06/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne présentera, mardi 1er juillet, un ensemble de mesures pour limiter le gaspillage alimentaire et proposera notamment de réintroduire des protéines animales transformées pour les animaux d'élevage non ruminants (porcs et volailles).

Ce paquet de mesures pour une 'économie circulaire' comprendra notamment une communication sur l'alimentation durable ainsi qu'une révision de la législation en vigueur en matière de déchets. Dans sa proposition pour réduire le gaspillage alimentaire, la Commission suggère en effet la réintroduction progressive de protéines animales transformées (farines animales) pour l'alimentation des non-ruminants.

Les États membres de l'UE ont déjà donné leur feu vert à la réintroduction des protéines animales dans l'alimentation des poissons, un assouplissement entré en vigueur en juin 2013. Cette mesure était, pour la Commission, une première étape pour la levée de l'interdiction des protéines animales dans l'alimentation des monogastriques (porcs, volailles).

Selon un texte provisoire de la communication du 1er juillet, la Commission se dit ouverte à l'idée d'une « meilleure utilisation des animaux et de leurs sous-produits dans l'alimentation animale et humaine ». Elle prône aussi des mesures de contrôle appropriées qui doivent être mises en place tout au long de la chaîne de production. Afin d'éviter la consommation intra-espèces (cannibalisme), la Commission souligne que des « outils d'analyse seront nécessaires pour tester la présence d'ADN de volaille et de porc dans l'alimentation » des animaux concernés.

La Commission envisage aussi de demander l'avis de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur l'utilisation de certaines parties de l'intestin des bovins, si cela est jugé sûr, pour l'alimentation des animaux de compagnie. Est également envisagée l'utilisation de denrées alimentaires jugées invendables (biscuits cassés et pain rassis) comme ingrédients entrant dans la composition de l'alimentation animale.

L'institution européenne réfléchit, par ailleurs, à limiter l'usage de la mention 'à consommer de préférence avant', comme l'a déjà indiqué le commissaire européen à la Santé, Tonio Borg. Enfin, la Commission suggère de faire en sorte que le gaspillage alimentaire soit systématiquement et correctement mesuré par l'ensemble des États membres, de manière à pouvoir suivre les progrès réalisés. (LC)

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