Bruxelles, 27/06/2014 (Agence Europe) - Le Comité économique et social européen (CESE) a plaidé, lors d'une conférence sur le thème des prix de l'énergie, lundi 23 juin à Bruxelles, pour une plus grande intégration de l'UE et pour une plus grande coordination, notamment à travers un dialogue européen sur l'énergie.
« La coordination et la coopération européennes sont indispensables pour maintenir les prix sous contrôle et assurer notre approvisionnement énergétique », a déclaré Stéphane Buffetaut (groupe des employeurs, français), en ouverture des travaux. Cette position a été relayée avec vigueur par tous les acteurs participants, des employés aux employeurs à travers un éventail d'organisations de la société civile, qui se sont plaints du manque de cohérence et de coordination de la gestion de la politique énergétique de l'Europe. Beaucoup ont exprimé leur frustration quant à l'approche concurrentielle des États membres à l'égard de la politique énergétique, explique le CESE, dans un communiqué du 26 juin.
La Commission européenne a souligné l'existence de plusieurs groupes et plateformes qui ont , selon elle, récemment amélioré la cohérence dans la prise de décision de l'UE, tels que les groupes de coordination pour le gaz et pour l'électricité, mais aussi les réseaux européens des gestionnaires de réseau de transport d'électricité (ENTSOE) et de gaz (ENTSOG). S'il a reconnu des développements positifs sur cette voie, Jean-Pierre Coulon (groupe des travailleurs, français) a déploré que le travail de ces groupes soit resté fragmenté et que presque aucun effort n'ait été fait pour impliquer la société civile. « Les politiques énergétique, climatique et industrielle doivent être mieux alignées et fondées sur des développements technologiques et des données statistiques réalistes », a insisté M. Coulon.
Pour le CESE, il est nécessaire d'impliquer le public dans la prise de décision, pour deux raisons: l'amélioration de l'acceptation par le public des changements intervenant dans la transition énergétique sobre en carbone, en puisant dans la vaste gamme d'idées exprimées par des non-experts ; la nécessité de donner un nouvel élan au projet européen à travers un véritable projet participatif qui mobilise le public et offre des avantages tangibles. « Un dialogue européen sur l'énergie de grande envergure, ambitieux et reposant sur l'implication et l'engagement du public, doit être créé, pour assurer une discussion orientée vers l'action dans et à travers tous les États membres, et pour fournir aux décideurs les intrants nécessaires », a insisté Richard Adams (groupe des intérêts divers, britannique), soulignant que le CESE cherchait à convaincre la Commission européenne de prendre l'initiative pour mettre en place ce dialogue. (EH)