Bruxelles, 12/06/2014 (Agence Europe) - Les négociations entre la Russie et l'Ukraine, sous la médiation de l'UE, pour régler le différend gazier entre Moscou et Kiev restaient engluées, jeudi 12 juin.
Malgré le report au 16 juin de l'ultimatum fixé par Gazprom pour le règlement de la dette ukrainienne et, donc, le report du passage au système de pré-paiement des livraisons exigé par la Russie, l'Ukraine n'avait toujours pas accepté la dernière offre tarifaire de Moscou consistant en un rabais de 100 dollars sur le tarif fixé par un contrat passé en 2009 de 485 dollars pour 1 000 mètres cubes de gaz.
Pour l'Ukraine, l'offre russe est, d'une part, trop élevée par rapport au tarif révisé à la baisse, fin 2013 et jusqu'à la destitution en avril de l'ex-président ukrainien pro-russe, Viktor Ianoukovitch, de 268 dollars. Elle est, d'autre part, sans garantie, car le tarif de 385 dollars découlerait d'un rabais décidé par le gouvernement russe et non d'un contrat commercial en bonne et due forme, a expliqué mercredi le ministre ukrainien de l'Énergie, Iouri Prodan.
Mercredi, le commissaire Günther Oettinger a suggéré que les négociations russo-ukrainiennes se poursuivent au niveau des présidents des deux pays et que les deux parties trouvent un terrain d'entente sur la base des protocoles préparés au plan trilatéral. Mais jeudi, le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, n'a pas confirmé que de tels contacts étaient prévus. « Si les représentants ukrainiens avec lesquels la Russie négocie n'ont aucune autorité, ce ne sera pas facile de mener de futures négociations », a-t-il ironisé. (EH)