login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11099
Sommaire Publication complète Par article 31 / 47
INSTITUTIONNEL / (ae) parlement

Les principaux groupes réitèrent leur soutien à M. Juncker

Bruxelles, 12/06/2014 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a consulté, jeudi 12 juin, les cinq principaux groupes politiques du Parlement européen en vue du Sommet des 26 et 27 juin qui pourrait aboutir à la désignation du futur président de la Commission et à l'identification des grands axes de travail de la prochaine Commission européenne. Herman Van Rompuy a terminé sa 'tournée' par une rencontre avec le groupe Verts/ALE, prévue jeudi en fin de journée.

L'objectif de ces consultations était de sonder le soutien à la candidature de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission et les exigences de programmes de chaque parti, à charge ensuite pour le président du Conseil européen de revenir avec ces messages vers les États membres censés, eux, trancher à la fin juin lors du Conseil européen selon le calendrier officiel.

Et sans surprise, les groupes du PPE, du S&D et de l'ADLE ont tous rappelé à M. Van Rompuy qu'ils soutenaient Jean-Claude Juncker, le candidat du parti qui a remporté les élections du 25 mai. « Nous soutenons M. Juncker de manière inconditionnelle et nous voulons que le Conseil propose son nom le 26 juin », a ainsi expliqué à la presse le nouveau chef du groupe PPE, Manfred Weber, après sa rencontre avec M. Van Rompuy. M. Weber a réfuté toute rumeur de division interne au parti. « On veut que toutes les discussions aillent dans ce sens et réunissent une majorité au Conseil », a-t-il dit, ajoutant que son groupe « ne veut pas perdre de temps » et voter sur ce président à Strasbourg comme prévu à la mi-juillet.

Évoquant les « indécis » au Conseil, comme le Royaume-Uni, certainement le pays le plus opposé à la nomination de M. Juncker, Manfred Weber a dit avoir « un sentiment positif » sur l'issue des tractations. « Une majorité importante en sa faveur se dégage au sein du Conseil ». Et tant pis pour le Royaume-Uni. « Nous voulons jeter des passerelles avec le Royaume-Uni, développer une coopération », a-t-il dit, mais « en même temps le Royaume-Uni n'est qu'un État membre sur 28 ; il est impossible pour lui de poser son veto. Londres ne peut pas dicter les choses à l'UE », a-t-il observé. Manfred Weber a évoqué le risque d'une crise institutionnelle si le Conseil européen devait choisir le coup de force et barrer la route du Luxembourgeois.

Du côté des socialistes et démocrates, l'on a affiché le même soutien à Jean-Claude Juncker et la même mise en garde adressée au Conseil. Dans un communiqué, Hannes Swoboda, qui cédera la présidence du groupe S&D dès le 18 juin au président-candidat Martin Schulz, a répété qu'il s'agissait de respecter la démocratie et le choix des électeurs, le PPE de M. Juncker étant arrivé en tête et donc en position de revendiquer la Commission. Le S&D est arrivé second, a souligné une nouvelle fois Hannes Swoboda, appelant le Conseil à se montrer constructif et à jouer le jeu. « C'est un principe démocratique de base que la Commission européenne respecte l'équilibre du Parlement européen », a dit Hannes Swoboda ajoutant que Martin Schulz a lui aussi reçu un large soutien. Les chances pour Martin Schulz d'être à la Commission et d'obtenir éventuellement un poste important lié à l'économie numérique ou les affaires étrangères ont été compromises par les réticences de Mme Merkel. Pour certains observateurs du Parlement en tous cas, s'il n'y a pas de ticket officiel Juncker/Schulz, « il faudra quand même donner quelque chose à M. Schulz ». Celui-ci pourrait ainsi obtenir à nouveau la présidence du Parlement européen.

Une place que lorgnent également Guy Verhofstadt et l'ADLE, où l'on s'agace d'ailleurs de ne pas avoir pu encore rencontrer M. Juncker depuis les élections. « Nous avons demandé à le voir mais on ne le voit toujours pas », dit une source. Mais l'ancien patron de l'Eurogroupe étant « aujourd'hui un peu plus assuré d'être président de la Commission », estime cette source, peut-être va-t-il pouvoir enfin « commencer sa campagne » auprès des autres groupes du PE. (SP)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE