Luxembourg, 12/06/2014 (Agence Europe) - Tous les secteurs ETS comme non ETS doivent contribuer, autant que faire se peut, aux objectifs de réduction des émissions à l'horizon 2030, et la BEI, comme les fonds structurels, doit aider au financement des investissements requis, ont estimé les ministres de l'Environnement des Vingt-huit, réunis jeudi 12 juin à Luxembourg. Les pays du groupe de Visegrad élargi ont en outre plaidé pour la mise en place d'un nouveau fonds de compensation pour les pays à bas revenus ayant déjà consenti des efforts de réduction considérables. Ce deuxième débat sur le paquet Énergie/Climat 2030 a permis à chaque État membre de détailler les secteurs nationaux ayant un fort potentiel de réduction des émissions et ses desiderata s'agissant des politiques et des instruments européens les plus adéquats pour financer les besoins en investissements.
« Nous avons eu un échange très intéressant sur les conséquences de nos engagements futurs. L'industrie, l'agriculture et les transports doivent contribuer. Les différents secteurs peuvent contribuer, mais cela dépend des paramètres et des particularités des États membres », a résumé Yiannis Maniatis, président du Conseil. Les conclusions de ce débat et celles du Conseil Énergie de vendredi 13 juin feront l'objet d'une lettre au Conseil européen en guise de contribution au Conseil européen des 26 et 27 juin. Connie Hedegaard a rappelé: « La Commission a envoyé à chaque État membre les chiffres fondés sur notre analyse d'impact. Il va y avoir des bilatérales [du 18 au 20 juin]. Après nous aurons une vue d'ensemble (…). Pour la répartition des efforts, il est important de savoir qui a le meilleur potentiel de réduction et d'efficacité énergétique. Pour les financements, il y a la BEI et les fonds structurels, mais on pourrait songer à la solidarité ? C'est ce qui avait présidé au paquet Climat/Énergie pour l'horizon 2020 ». L'Allemagne a indiqué qu'elle aimerait lancer la réforme structurelle de l'ETS avant l'heure, en 2017. « L'UE doit s'en tenir à ce qui est prévu, mais si certains veulent se lancer plus tôt, cela facilitera le partage de la charge », a commenté Iannis Maniatis devant la presse. (AN)