Bruxelles, 11/06/2014 (Agence Europe) - L'Organisation internationale du travail (OIT) a révisé la Convention sur le travail maritime amendée et s'est dotée de deux nouveaux instruments pour lutter contre le travail forcé, lors de se séance plénière, à la fin du mois de mai. Une nouvelle saluée par la Commission européenne, qui escompte que les Vingt-huit ratifient ces documents clés au plus vite.
Lors de cette même séance plénière, l'OIT a avalisé la révision de la Convention du travail maritime datant de 2006. Il s'agissait de garantir la protection des gens de mer en cas d'abandon de navires, alors que 160 de ces cas ont été relevés depuis 2006. Dans les cas les plus extrêmes, des marins ont été laissés à bord sans salaire pour de longues périodes, sans moyens de retourner chez eux et sans moyens pour assurer leur ravitaillement en nourriture. Les amendements exigent désormais que les navires aient à bord des certificats prouvant leur capacité financière à protéger les marins à bord. Dans le cas contraire, un navire risque d'être maintenu à quai. Des pré-requis minima ont aussi été ajoutés à la Convention pour garantir des compensations rapides aux marins et à leur famille en cas de décès ou d'incapacité.
Par ailleurs, un protocole et de nouvelles recommandations viennent s'ajouter à la Convention sur le travail forcé, un fléau qui concerne pas moins de 21 millions de personnes. Les pays signataires s'engagent à améliorer la protection des victimes et à fournir des remèdes appropriés et efficaces, tels que des compensations. Le commissaire européen aux Affaires sociales, Láslzló Andor, s'est réjoui de ces deux instruments, estimant que de la sorte « nous serons mieux équipés pour combattre les formes de travail forcé contemporaines ». La Convention à cet égard date en effet de 1930. Bon nombre des lois européennes et de politiques européennes sont calquées sur les standards internationaux élaborés au niveau de l'OIT. Le commissaire, avec sa collègue Cecilia Malström, chargée des Affaires intérieures, a donc vivement invité les États membres à ratifier et appliquer au plus vite ces deux instruments. (MD)