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Bulletin Quotidien Europe N° 11088
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) environnement

Perturbateurs endocriniens, la Suède perd patience et menace

Bruxelles, 26/05/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne était censée établir avant le 31 décembre 2013 les critères permettant d'identifier, en vue de les interdire, les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques perturbatrices du système hormonal. Or, à ce jour, rien n'a été fait, déplore la Suède, qui menace de poursuivre la Commission pour défaut d'agir. Joe Hennon, porte-parole de Janez Potocnik, commissaire à l'Environnement, l'a confirmé lundi 26 mai, sans pouvoir toutefois faire état, à ce stade, d'une plainte formelle. Compte tenu du retard pris dans les travaux, il est d'ores et déjà acquis qu'il reviendra à la prochaine Commission européenne de faire le nécessaire.

« L'établissement de cette liste de critères était dans le programme de travail 2013 de la Commission. Nous sommes conscients des préoccupations de la Suède et nous connaissons depuis des semaines l'intention des autorités suédoises. Nous prenons la question très au sérieux et nous faisons de notre mieux pour parvenir à une conclusion fondée sur la science », a déclaré Joe Hennon.

Interrogé sur les raisons du retard pris par la Commission, il a invoqué « un problème complexe » et des « avis divergents entre les scientifiques et entre les différents acteurs », dont l'industrie, d'un côté, et les ONG environnementales et de la santé ainsi que les organisations de défense des consommateurs, de l'autre.

En tout état de cause, compte tenu du « lobbying européen des chimistes » que dénonce Lena Ek, ministre suédoise de l'Environnement citée par l'AFP, c'est le niveau de toxicité pour les humains qui représente la plus grande difficulté.

« Une communication est prévue sur la politique générale concernant les perturbateurs endocriniens. Une évaluation d'impact est en cours. Ce sera à la prochaine Commission d'agir », indique le porte-parole.

L'évaluation en cours, sur le point d'être finalisée, porte sur les impacts potentiels socio-économiques et environnementaux d'une série d'options sur ces futurs critères et sur leur mise en oeuvre dans la législation de l'UE. Désireuse de dédramatiser ce retard, la Commission fait valoir que les directives de l'UE sur les pesticides et sur les produits biocides contiennent déjà des critères stricts à appliquer, à titre intérimaire, aux perturbateurs endocriniens.(AN)

 

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