Bruxelles, 22/05/2014 (Agence Europe) - Le ministre grec des Finances, Yiannis Stournaras, est d'avis que l'union bancaire dans l'eurozone bénéficiera à la fois aux investisseurs et aux individus.
À travers le mécanisme unique de supervision (SSM), « le coût de financement des banques reflétera leurs forces et faiblesses relatives », a indiqué M. Stournaras, jeudi 22 mai à Athènes lors d'une conférence de l'Académie de droit européen. « Étant donné que la supervision sera harmonisée tout comme le traitement des prêts non performants et les règles de provisionnement, les investisseurs disposeront de données comparables et plus transparentes », a-t-il ajouté, convaincu que cette situation aidera ces investisseurs à améliorer leurs décisions d'investissement. Pour les consommateurs, la concrétisation de l'union bancaire à laquelle participeront 6 000 établissements de crédit permettra, selon le ministre grec, de « créer des conditions saines d'investissement », de diminuer les prix des services bancaires de détail grâce à une concurrence accrue, de mieux protéger les dépôts et d'éviter que les contribuables soient en première ligne en cas de défaillance.
L'union bancaire prévoit que la BCE assume la supervision directe de près de 130 banques d'importance systémique dans la zone euro à partir du 4 novembre, après avoir réalisé une évaluation détaillée de la solidité du secteur bancaire en collaboration avec l'Autorité bancaire européenne. Début 2015, un mécanisme unique de résolution bancaire permettra d'ordonner la faillite de banques transfrontalières qui, si nécessaire, pourra être financée en partie par un Fonds unique de résolution dès 2016 (EUROPE 11000). (MB)