Bruxelles, 22/05/2014 (Agence Europe) - Les syndicats et coopératives agricoles de l'UE, réunis sous la bannière du Copa-Cogeca, ont mis en garde, jeudi 22 mai, contre les problèmes logistiques pour l'exportation des produits aux États-Unis tels que l'étiquetage coûteux et les règles d'expédition, plaidant pour la levée des barrières techniques aux échanges (TBT) dans les négociations commerciales UE/États-Unis (TTIP).
« Le plus grand obstacle aux échanges vient de la bureaucratie et des TBT, des règles et obligations coûteuses, comme les exigences en matière d'étiquetage et d'emballage. Par exemple, les producteurs laitiers de l'UE font face à d'énormes obstacles en essayant de commercialiser des produits laitiers de grade A aux États-Unis. Dans le secteur des fruits et légumes, les barrières phytosanitaires empêchent les fruits européens de pénétrer le marché américain », a expliqué le directeur pour les affaires commerciales au Copa-Cogeca, Arnaud Petit, à l'occasion d'un échange du vues entre négociateurs et parties prenantes, en marge du 5ème round des négociations TTIP qui se tient cette semaine à Arlington (Virginie).
Pour le Copa-Cogeca, les trois quarts des gains d'un accord commercial proviendront de la levée des barrières non tarifaires ; leur élimination est donc « essentielle ». En collaboration avec l'industrie alimentaire européenne, l'organisation agricole a identifié les barrières non tarifaires qui doivent absolument être levées dans le cadre des négociations SPS, compte tenu de leur impact significatif sur les entreprises et les emplois. « À l'avenir, nous ne pouvons pas accepter que l'industrie alimentaire doive externaliser ses installations de transformation en Amérique du Nord afin de réduire la charge des contrôles de sécurité, comme c'est le cas aujourd'hui pour les secteurs européens des produits laitiers ou du foie gras », a prévenu M. Petit.
Les négociations TTIP doivent canaliser le commerce agro-alimentaire transatlantique, mais aussi promouvoir des normes internationales, insiste le Copa-Cogeca, qui appelle à inclure le principe de régionalisation dans l'accord vétérinaire UE/États-Unis. « Si nous ne sommes pas en mesure de promouvoir les normes internationales dans le secteur agro-alimentaire ensemble, nous perdrons la possibilité de créer des conditions favorables pour faire face à la concurrence mondiale dans les 20 ans », a averti M. Petit.
Enfin, le Copa-Cogeca exhorte l'administration américaine à permettre l'exportation de la viande bovine européenne sur le marché américain dès que possible et à reconnaître le système de protection des indications géographiques de l'UE. (EH)