Bruxelles, 19/05/2014 (Agence Europe) - Par la voix de Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères, l'Union européenne a condamné, dimanche soir, les violences meurtrières survenues à Kidal, au nord du Mali, entre l'armée et les rebelles touaregs, en violation du cessez-le-feu et des autres dispositions de l'accord préliminaire de paix du 18 juin 2013, et appelé à la libération immédiate des otages.
« Nous déplorons les conséquences de cette flambée de violence qui a fait de nombreuses victimes, notamment parmi les forces armées maliennes, et de nombreux blessés, y compris au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali. Nous appelons toutes les parties à la retenue ainsi qu'au respect du cessez-le-feu et de l'accord préliminaire de paix. Nous dénonçons l'occupation par la force de bâtiments administratifs et la prise en otage de leur personnel, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous ces otages », a déclaré le porte-parole de Catherine Ashton dans un communiqué.
Réitérant l'attachement de l'Union européenne à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté nationale du Mali, il ajoute: « Le retour à la paix et à la stabilité au Mali présuppose la fin de toute violence et un dialogue national inclusif. Dans ce contexte, l'Union européenne se tient prête à faciliter avec d'autres partenaires internationaux, dont les Nations unies, le lancement immédiat d'un tel processus de paix. » (AN)