Bruxelles, 05/05/2014 (Agence Europe) - En tête des sondages au Royaume-Uni à l'approche des élections européennes, le leader du parti nationaliste UKIP, Nigel Farage, a redit, dans une interview à l'AFP, ce week-end, sa haine de l'Union européenne et de ses institutions, tout en assurant aimer le continent et la culture européenne. Nigel Farage, qui siège au Parlement européen depuis 1999, prédit un séisme politique à la fin mai et estime qu'il y aura, après le scrutin et grâce à l'arrivée d'eurosceptiques de tout poil, entre « l'aile ultra-nationaliste de la droite dure eurosceptique, (…) plus de communistes eurosceptiques » et « plus de gens comme nous, qui nous situons au milieu », un Parlement « autrement plus vivant et plus intéressant ». L'anti-européen doute toutefois que cette « collection » ou « arc-en-ciel d'eurosceptiques de colorations variées dans le prochain Parlement », qui inclut les populistes français et néerlandais Marine Le Pen et Geerd Wilders, puisse parvenir à constituer une minorité de blocage. « Est-ce que ce sera suffisant pour former une minorité de blocage? Je l'ignore. J'en doute », a expliqué Nigel Farage, qui a d'ailleurs officiellement refusé de s'allier à Marine Le Pen. (SP)