Bruxelles, 05/05/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, lundi 5 mai, une communication sur l'amélioration de la détection dans l'UE des explosifs et substances chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires (CBRN-E) pour éviter qu'ils ne tombent aux mains des terroristes.
La Commission propose aussi d'intensifier la recherche et de mener des actions de sensibilisation. « Les attentats terroristes tels que ceux perpétrés à Madrid, Londres, Moscou et lors du marathon de Boston, illustrent le degré élevé d'innovation de leurs auteurs et la relative facilité avec laquelle certaines substances et certains composants CBRN-E peuvent être obtenus », explique la Commission.
La communication prévoit d'assurer une détection plus efficace pour mieux répondre aux menaces émanant d'initiés, « au moyen, par exemple, de procédures améliorées de contrôle préalable du personnel intervenant dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement des explosifs et des substances CBRN-E ». Elle suggère de tester des équipements de détection des substances CBRN-E à l'aide d'essais pratiques, par exemple en termes d'utilisation d'équipements mobiles de détection des substances CBRN-E ou de dispositifs électriques portables légers (méthodes non intrusives, utilisées dans les trains ou métros). La Commission veut « améliorer la recherche, l'expérimentation et la validation » dans le cadre du programme Horizon 2020 en traduisant davantage les résultats des activités de recherche en produits commerciaux utiles. La communication porte sur la sensibilisation et la formation avec, par exemple, « un manuel relatif à la protection des civils dans les aéroports, dans le cadre d'AirPol, réseau des polices aéroportuaires de l'UE » que la Commission publiera au premier semestre 2014. Elle mettra aussi sur pied une 'plate-forme' de discussion avec l'industrie et les principaux acteurs concernés. La communication évoque les efforts à soutenir en dehors de l'UE, la Commission souhaitant « appuyer les mesures de préparation et de détection dans les pays tiers, selon les besoins, notamment en fournissant une assistance technique, en dispensant des formations et en échangeant informations et bonnes pratiques ». (SP)