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Bulletin Quotidien Europe N° 11064
INSTITUTIONNEL / (ae) pe 2014

Martin Schulz lance à Paris la campagne électorale du PSE

Bruxelles, 22/04/2014 (Agence Europe) - Lors d'un meeting à Paris jeudi 17 avril, Martin Schulz a lancé la campagne électorale du PSE (Parti socialiste européen), en vue des élections du Parlement européen, le 25 mai. Il a prononcé un discours plein de promesses, dont certaines semblent irréalisables.

Le candidat des sociaux-démocrates européens au poste de président de la Commission européenne a décliné ses priorités en reprenant la formule de François Hollande face à Nicolas Sarkozy en 2012, lors des présidentielles en France: « moi président ». Il a dit qu'il voulait être le premier président élu de la Commission européenne (en effet, la majorité obtenue au PE sera déterminante dans le choix du futur président de la Commission). Autres priorités de M. Schulz: la lutte contre le dumping social et fiscal. Il s'est engagé à revoir le texte de la directive sur les travailleurs détachés. Il a défendu aussi l'idée d'un salaire minimum européen. « Ce n'est pas un objectif inatteignable », selon lui. En matière de fiscalité, le candidat à la succession de José Manuel Barroso a défendu la mise en place de la taxe sur les transactions financières. Pour lutter contre l'évasion fiscale, il prône un système simple: « Le pays du profit sera le pays de la taxe ». M. Schulz propose aussi de fermer les paradis fiscaux à l'extérieur, mais aussi à l'intérieur de l'Europe.

Le principal message de la campagne socialiste reste le besoin de réorienter les politiques d'austérité en Europe. « On ne peut pas assainir un budget sans croissance » (économique), a-t-il notamment dit. Il a dit qu'il était en débat avec la France sur la question des critères de Maastricht, mais pas question, pour le moment, selon M. Schulz, de modifier les seuils de 3% de déficit public et de 60% de dette publique.

En outre, il souhaite mettre fin aux disparités salariales homme-femme, une charte des droits numériques (pour la protection des données personnelles)

M. Schulz a conclu en disant: « Les populistes savent exploiter les frustrations, la colère légitime des Français, mais ils ne proposent rien. Leurs propositions ne sont que des séductions vaines. Ils ne changeront pas l'Europe. Le vrai projet pour le changement c'est nous. Il est temps de voter socialiste ». (LC)

 

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