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Bulletin Quotidien Europe N° 11064
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) mÉditerranÉe

Migrations, approche globale et intégrée demandée

Bruxelles, 22/04/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l'UE riverains de la Méditerranée, réunis le 16 avril à Alicante (Espagne), ont focalisé les travaux de la première session de leur groupe de contact sur le défi des migrations.

« Les événements tragiques qui ont eu lieu récemment en Méditerranée ont, une fois de plus, braqué les projecteurs sur la manière dont l'immigration irrégulière (révèle) des drames humains », ont souligné les ministres concernés. Le groupe 'MED' a été créé le 16 décembre 2013 à Bruxelles, en marge du Conseil Affaires étrangères de l'UE. Il doit former, selon une source de la présidence grecque du Conseil, un « réseau de coopération et d'initiatives conjointes sur toutes les questions relevant du Conseil Affaires étrangères et de l'UE en général » dans les politiques susceptibles d'avoir des retombées sur la région. La coordination du 'Med Group' est assurée par les représentations permanentes des pays de l'UE à Bruxelles. Une rencontre des ministres des Affaires étrangères, préalable à chaque session du Conseil de l'UE, est envisagée. Ce groupe comprend la Grèce, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, Chypre et Malte.

À Alicante, les sept ministres ont affirmé que « loin de diminuer, la pression migratoire en Méditerranée augmente en raison de la situation d'instabilité et de la pauvreté dans les pays d'origine ». Ce défi commun exige, pour être relevé, « des efforts importants des États membres de l'UE ». Ils soulignent ainsi que les pays riverains ne sont pas seuls à devoir supporter cette responsabilité. « Nous portons le poids » de la responsabilité de veiller à cette partie de la frontière extérieure de l'UE et, observent-ils, ils ne sont souvent, eux-mêmes que des pays de transit. Une « participation accrue de tous les États membres, de manière décisive, dans les efforts visant à promouvoir une approche globale des questions migratoires » est jugée, par ces pays, nécessaire. Et les défis communs, pour toute l'UE, « ne peuvent être traités de façon complète que grâce à l'adoption de mesures à court et à long termes » aussi bien au niveau de l'UE que dans chacun des pays tiers. Les ministres soulignent aussi le devoir de « mobiliser des ressources pour la gestion des flux migratoires » et appellent à la mise en oeuvre d'une politique migratoire de l'UE qui soit « pleinement intégrée dans son action extérieure ».

À cette fin , il serait « essentiel d'améliorer les mécanismes de coordination entre les États membres, le SEAE et la Commission européenne » et de définir des « instruments européens » pouvant être « utilisés aussi efficacement que possible pour promouvoir la coopération avec les pays tiers dans l'approche globale des migrations et de la mobilité ». Ils insistent sur l'obligation d'exiger des pays tiers la signature d'accords de réadmission. En contrepartie, les partenariats pour la mobilité déjà signés avec le Maroc et la Tunisie doivent être accompagnés du « financement nécessaire » européen. « Nous nous réjouissons de la signature de plusieurs partenariats avec des pays tiers dans la zone méditerranéenne », notent les ministres, qui soulignent ainsi l'intérêt de recourir au processus de Rabat et à la stratégie conjointe UE-Afrique. « La promotion de la coopération migratoire et du dialogue régional » avec différentes parties de l'Afrique est recommandée. Les ministres du groupe MED prévoient d'évoquer ce sujet en juin prochain au Conseil européen. (FB)

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