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Bulletin Quotidien Europe N° 11064
INSTITUTIONNEL / (ae) pe 2014

La Commission veillera au respect du traité pour le choix de son président

Bruxelles, 22/04/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a déclaré, mardi 22 avril, qu'elle veillerait à la « bonne application du Traité », au lendemain des élections européennes. Elle réagissait aux propos tenus pendant le week-end par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans les colonnes de la Suddeutsche Zeitung.

« Je ne suis pas un fervent supporter de l'idée de têtes de liste » des partis européens pour la présidence de la Commission européenne. Et d'ajouter que ce principe, une première dans l'UE, n'aurait pas « une grande influence sur le comportement des électeurs, et le mot est faible ». Le Traité de Lisbonne prévoit que le Conseil européen propose, « en tenant compte des élections du Parlement européen » et après avoir statué à la majorité qualifiée, un candidat au PE, qui devra se prononcer à la majorité de ses membres. Le PPE, le PSE, les libéraux (ADLE), les Verts/ALE et la GUE/NGL ont tous joué le jeu et se sont choisis un candidat pour mener les élections européennes. M. Van Rompuy a déclaré que le PE avait « un rôle important », mais que la différence entre cette institution « et ceux qui décident réellement est très claire pour les citoyens ».

« M. Van Rompuy a le droit d'exprimer sa position », a réagi Jonathan Todd, porte-parole de la Commission européenne, qui a ajouté que la Commission veillerait à la bonne application du Traité. Hannes Swoboda, chef de file du groupe S&D au PE, a réagi de façon plus virulente, déclarant, via son compte Twitter, que ces déclarations étaient scandaleuses. « Il ne comprend clairement pas le processus démocratique des nominations » liées aux élections du 25 mai, a ajouté l'Autrichien.

De son côté, Jean-Claude Juncker, candidat du PPE et allié de M. Van Rompuy, a déclaré la semaine dernière, dans une interview à EUROPE, que « le temps des tractations à huis clos est révolu. Si le résultat des urnes n'était pas respecté, ce serait un camouflet pour la démocratie » (EUROPE 11062). La décision prise en janvier dernier par le président du Conseil de convoquer les chefs d'État et de gouvernement le 27 mai, soit 48 heures après les élections, avait déjà provoqué un tollé parmi les députés européens (EUROPE 11011). (EL)

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