Bruxelles, 14/03/2014 (Agence Europe) - À la demande de l'eurodéputé Alain Cadec (PPE, français), le sujet de la préservation du bar au niveau européen a été évoqué jeudi 13 mars, à Strasbourg (en même temps qu'un débat plus conséquent sur l'accord entre les pays côtiers sur la gestion des stocks de maquereau en Atlantique Nord-Est: NDLR).
Après avoir salué l'engagement des professionnels français, qui ont défini des mesures pour préserver les stocks de cette espèce, Alain Cadec a expliqué que les mesures techniques mises en place par les États membres ne sont pas suffisantes. « Je propose la mise sous quotas de cette espèce et l'augmentation de la taille minimale de capture à 40 cm. Je veux aussi saluer la décision volontariste des pêcheurs récréatifs français d'augmenter la taille minimale de capture à 42 centimètres », a-t-il dit.
La Commission européenne s'est montrée prudente sur la mise sous TAC (total admissible de captures). Elle a reconnu que les données scientifiques montraient une réduction de la biomasse et le besoin de pêcher moins le bar. « La Commission est d'accord avec cela ». Mais, au lieu d'instaurer un TAC, elle préfère s'en remettre au principe de régionalisation défini dans la nouvelle PCP (politique commune de la pêche): « Les États membres devraient assumer leurs responsabilités et développer leurs contrôles au niveau national selon un plan de gestion plus complet pour ce stock », a dit la Commission.
« Proposer un quota européen reste une option. Mais nous savons que la majorité des pays de l'UE est contre et préfère appliquer le principe de régionalisation », a reconnu la Commission. C'est surtout l'Irlande qui est contre
Lambert van Nistelrooij (PPE, néerlandais) et - dans une moindre mesure - Antolín Sánchez Presedo (S&D, espagnol), ont soutenu l'idée de M. Cadec. Le groupe ADLE est hostile à la mise sous TAC du bar, mais ne l'a pas dit lors du débat.
Isabelle Thomas (S&D, française) a souligné qu'en premier lieu se pose la question de la pêche plaisancière. À titre d'exemple, entre 2009 et 2010 en France, la pêche professionnelle débarquait environ 5 000 tonnes de bar et les plaisanciers 2 300 tonnes. « La Commission compte-t-elle présenter une proposition législative incluant la pêche plaisancière », s'est-elle interrogée. Il est indispensable selon Mme Thomas que les scientifiques prennent en compte les volumes capturés par la plaisance dans ces évaluations de l'état des stocks. (LC)