Bruxelles, 14/03/2014 (Agence Europe) - Arrivé jeudi 13 mars à Tunis, le commissaire européen à l'Élargissement et à la Politique de voisinage a rencontré, au premier jour de sa visite de 48 heures, le ministre des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, et lui a « réaffirmé le soutien de l'UE au processus de transition démocratique en Tunisie à travers non seulement un appui politique, mais également un appui financier sous forme de dons et de prêts », d'après un communiqué officiel tunisien. Le même soutien était affirmé la veille par l'envoyé spécial de Mme Ashton pour la région méditerranéenne, Bernardino Leon, reçu également par le ministre. Il a, en outre, au cours de cette visite parallèle, selon un autre communiqué, « souligné la disposition de l'UE à épauler la Tunisie dans cette phase cruciale de son processus de transition, non seulement aux plans économique et financier, mais également pour le bon déroulement des prochaines échéances électorales ».
Au cours de ces deux entretiens dédoublés, le ministre tunisien a rappelé, selon la même source, « les trois priorités du nouveau gouvernement »: « la réduction du déficit budgétaire, le développement dans les régions défavorisées et la sécurité nationale ». La Tunisie « compte sur le soutien de ses partenaires traditionnels, dont l'UE, pour mobiliser des fonds et de l'assistance technique » nécessaires, a-t-il dit à ses deux interlocuteurs européens successifs.
Le commissaire Füle, reçu ensuite par le président du parlement (ANC), Mustapha Ben Jaafar, a réitéré le même engagement et affirmé « l'engagement de l'UE à apporter son expertise à l'opération électorale et à y participer en tant qu'observateur ». La Tunisie devrait affronter les urnes avant la fin de l'année si le calendrier est respecté.
Un « mémorandum d'entente » a déjà été signé début mars par l'UE et la Tunisie sur une « assistance technique » pour l'organisation d'élections présidentielles, législatives et administratives libres, démocratiques et transparentes. Objectifs: « renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de l'ISIE » (instance d'organisation des élections) et, d'autre part, « renforcer la HAICA » (haute autorité qui veille à la gestion des médias publics pour garantir leur neutralité). Un « Comité de suivi » euro-tunisien a été mis en place.
Vendredi également, le ministre tunisien des Affaires étrangères a reçu Pier-Antonio Panzeri, eurodéputé socialiste italien et président de la délégation pour la coopération avec le Maghreb du Parlement européen, avec lequel il a, de source officielle, procédé à un « tour d'horizon » des relations euro-tunisiennes. (FB)