Bruxelles, 28/01/2014 (Agence Europe) - James Watson, représentant de l'association patronale BusinessEurope, s'est félicité de l'intervention de la 'troïka' dans les pays sous programme, arguant que les choix difficiles étaient « inévitables » et, dans certains cas, « retardés pendant trop longtemps », lundi 27 janvier lors d'une audition publique avec les députés de la commission économique du Parlement européen, réunie avec la commission de l'emploi et des affaires sociales. De son côté, Veronika Nilsson, de la Confédération européenne des Syndicats (CES), a estimé qu'il était important de garder à l'esprit qu'il s'agissait à la base d'une crise bancaire qui s'était ensuite transformée en crise de la dette souveraine.
Le député portugais Diogo Feio (PPE) a demandé s'il existait des études déterminant ce qui serait arrivé sans l'intervention de la 'troïka'. M. Watson a considéré que c'était la première question à se poser. Interrogé par l'Allemand Sven Giegold (Verts/ALE) sur leurs recommandations pour relancer la croissance, M. Watson a préconisé l'achèvement du marché unique des services et la réduction des charges administratives. Mme Nilsson a de son côté craint que cette seconde mesure puisse être une attaque contre le droit des travailleurs. Elle a estimé que l'austérité « était la première chose à laquelle il faut mettre fin ». M. Watson a précisé que BusinessEurope était en faveur de l'union bancaire et du renflouement interne 'bail in' des banques. Il a toutefois souligné que, dans le cas de Chypre, certains membres avaient relevé un impact non négligeable sur les entreprises chypriotes. Othmar Karas (PPE, autrichien), co-rapporteur de l'enquête sur le travail de la 'troïka', absent mais cité par un autre député, a insisté pour que les partenaires sociaux soient mieux impliqués dans les plans d'aide. Son collège français Liem Hoang Ngoc (S&D) a vu d'un mauvais oeil son absence, rappelant que celui-ci avait « traîné des pieds pour que la commission emploi du PE soit saisie de ce rapport ». (EL)