Bruxelles, 28/01/2014 (Agence Europe) - Le mouvement de protestation des députés européens s'amplifie à l'encontre du projet de loi espagnol visant à supprimer le droit à l'avortement (sauf en cas de viol ou de grossesse à risque physique ou mental pour la femme). À l'initiative des socialistes du Parlement européen et de diverses associations, une marche a eu lieu, mardi 28 janvier à Bruxelles, en solidarité avec les femmes espagnoles en butte à ce projet de loi restrictif. Elle préfigure la manifestation qui aura lieu à Madrid samedi 1er février pour contester l'initiative du Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, leader du Parti Populaire. Mais la mobilisation des députés européens ne s'arrête pas là. La gauche a fait circuler une déclaration interpellant le gouvernement espagnol sur ce qui représente « un retour en arrière de 30 ans pour les droits des femmes » et marquant son soutien aux femmes espagnoles dans la défense de leur droit à décider de leur santé. À ce stade, 230 eurodéputés auraient déjà apposé leur signature sous cette déclaration, et autant de députés nationaux à qui la déclaration a également été adressée (une initiative similaire a été prise par des politiques socialistes françaises, samedi 25 janvier). Mobilisé sur la question, le député socialiste Marc Tarabella (S&D, belge) avertit qu'on ne « badine pas » avec les libertés individuelles, rappelant qu'une femme meurt toutes les 9 minutes d'un avortement clandestin: « Le droit des femmes à disposer de leur corps n'est vraiment pas un luxe mais un droit essentiel! ». La déclaration restera ouverte aux signatures la semaine prochaine encore. (MD)